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Inauguration du nouveau Centre de procréation assistée de l'hôpital Sainte-Justine

24/05/2013 07:09 EDT | Actualisé 24/05/2013 07:14 EDT
Getty Images
Woman holding her pregnant belly on White background.

Le nouveau Centre de procréation assistée du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine a été inauguré vendredi au terme de travaux qui auront coûté 7,7 millions de dollars.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, était présent pour l'occasion.

« Ce nouveau centre devient une composante majeure de notre infrastructure de soins en matière de procréation assistée », a dit le ministre.

« En plus de fournir des services de troisième ligne comme la fécondation in vitro, il offrira des soins ultraspécialisés dans les champs du diagnostic préimplantatoire et de la préservation de la fertilité chez les adolescentes et adolescents atteints de cancer », a aussi déclaré Réjean Hébert.

On prévoit procéder à 400 fécondations in vitro au cours de la première année d'activité. Lorsqu'il aura atteint sa vitesse de croisière, le centre pourra en effectuer 800.

Coût du projet

Construction : 5,1 millions de dollars

Équipement médical spécialisé : 1,9 million de dollars

Frais de démarrage et de gestion de projet : 733 000 $

En 2012-2013, le programme a coûté au gouvernement du Québec plus de 59 millions de dollars. Quelque 8045 cycles de fécondation in vitro ont été complétés au cours de cette même année.

Le programme vise à aider certains couples ou femmes qui ont des difficultés à concevoir un enfant à cause de l'infertilité ou d'une maladie génétique transmissible aux enfants. Le programme est aussi accessible aux couples homosexuels et aux femmes célibataires.

La procréation assistée est offerte gratuitement aux Québécois depuis août 2010.

Les spécialistes réclament plus d'encadrement

Plus tôt cette semaine, la Fédération des médecins spécialistes du Québec réclamait une réévaluation des règles d'admissibilité au programme de procréation assistée.

Le ministre Réjean Hébert a confirmé qu'un mandat a été confié au Commissaire à la santé et au bien-être pour faire une évaluation du programme.

« ...Celui-ci me fournira un avis portant principalement sur les enjeux éthiques et sociaux de la procréation assistée, ainsi que sur les balises qui pourraient éventuellement encadrer ce programme... » — Réjean Hébert, ministre de la Santé et de Services sociaux