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Québec autorise la fracturation sur l'île d'Anticosti

23/05/2013 06:04 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

Québec autorise les forages avec fracturation sur l'île d'Anticosti avant le début de l'évaluation environnementale. Le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a fait savoir qu'il n'est pas question de freiner les travaux déjà en cours.

Si la nouvelle réjouit les entreprises impliquées dans l'exploration pétrolière, telles que Junex et Pétrolia, les groupes environnemtaux entendent les propos du ministre autrement. 

Toutefois, les travaux sont très coûteux, ce qui pourrait calmer les ardeurs des entreprises.

Selon le président de la compagnie Junex, Jean-Yves Lavoie, un forage exploratoire sur l'île d'Anticosti coûte entre 5 et 10 millions de dollars. Junex affirme avoir 12 millions de dollars de disponible en liquidités. Pétrolia dispose, pour sa part, de 50 millions de dollars.

Autre frein pour les investisseurs : le cadre légal de l'exploration et l'exploitation du pétrole au Québec n'est toujours pas défini. 

« Ce qui est clair et ce qu'on doit tous réaliser, c'est que le climat dans les ressources naturelles partout sur la planète en est un très difficile en ce moment. L'accès à du financement reste ardu », note l'analyste financier de la Banque nationale, Serge Morin. 

Mardi, Pétrolia a suspendu ses démarches pour vendre des actions sur les marchés boursiers. Depuis le mois de septembre, la valeur des actions de la compagine rimouskoise a chuté de près de moitié.

« Pétrolia, dans sa dernière lettre, nous dit qu'elle a suffisamment de liquidités pour subvenir aux dépenses de la prochaine année, ce qui n'est pas nécessairement énorme », souligne Serge Morin. 

D'ici les prochains mois, le gouvernement québécois devrait déposer un projet de loi très attendu par l'industrie sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures. 

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