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« Nous ne nous inclinerons jamais devant le terrorisme » - David Cameron

23/05/2013 11:39 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

Le premier ministre britannique David Cameron a déclaré que le meurtre d'un soldat britannique, survenu mercredi par deux hommes au discours islamiste, constituait non seulement « une attaque contre la Grande-Bretagne », mais également une « trahison de l'islam ».

« Ce n'était pas seulement une attaque contre la Grande-Bretagne et le mode de vie britannique », a déclaré M. Cameron à sa sortie d'une réunion de crise sur le meurtre d'un soldat en pleine rue à Londres, un acte associé à du terrorisme. 

« C'était aussi une trahison de l'islam et des communautés musulmanes qui apportent tant à notre pays. Rien dans l'islam ne justifie un tel acte épouvantable », a-t-il poursuivi au cours d'une conférence de presse devant le 10 Downing Street.

Le premier ministre a dirigé une réunion du comité de crise COBRA, un acronyme désignant le Cabinet office briefing room A. Le comité a réuni les ministres de l'Intérieur, Theresa May, et de la Défense, Philip Hammond, le maire de Londres Boris Johnson, les chefs des services de renseignement intérieur et extérieur de même que le patron de Scotland Yard et des experts en sécurité.

« Nous allons vaincre l'extrémisme en restant soudés, en soutenant nos services de police et nos services de sécurité et, par-dessus tout, en défiant le discours toxique de l'extrémisme », a-t-il poursuivi avant d'ajouter que le terrorisme avait pris « plus de vies musulmanes que celles d'aucune autre religion ».

Le premier ministre britannique a salué le « travail remarquable » des services de sécurité qui travaillent sans relâche pour protéger la population contre l'extrémisme violent. Il a toutefois refusé de commenter l'hypothèse émise par des médias selon laquelle les deux meurtriers étaient connus des autorités.

Un acte terroriste ?

Deux jeunes hommes noirs, dont l'un est né au Royaume-Uni de parents nigérians, ont tué un soldat britannique en pleine rue dans le sud-est de Londres mercredi après-midi. Les deux hommes ont attaqué le soldat britannique à coups de couteaux et de hachoir de boucher. L'un des assaillants a justifié son crime par le fait que « des soldats britanniques tuent quotidiennement des musulmans dans les pays musulmans ».

Il s'agit du premier meurtre dont le mobile est apparemment islamiste depuis les attentats de Londres en juillet 2005. Quatre kamikazes avaient fait exploser des bombes dans les transports en commun faisant 52 morts et des centaines de blessés.

La police britannique a confirmé, jeudi, que l'homme tué lors de l'attaque terroriste était un soldat. Il portait un chandail à l'effigie d'une oeuvre caritative au profit des militaires déployés dans le monde et il a été agressé à quelques mètres de la Caserne royale d'artillerie de Woolwich. Les autorités ont toutefois refusé de divulguer son identité à la demande de la famille. Une autopsie sera pratiquée sur le corps de la victime, jeudi.

La police a perquisitionné un logement du Lincolnshire, dans le nord-est de l'Angleterre, jeudi matin.

L'annonce du meurtre du soldat par de présumés islamistes a provoqué un rassemblement d'une centaine de sympathisants de l'association d'extrême droite English Defence League. Ils sont descendus dans la rue, certains cagoulés, portant des drapeaux rouge et blanc de l'Angleterre. La police antiémeute a contenu le rassemblement. 

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