BIEN-ÊTRE

Direct from Croisette : Ahmat Mahamat au Festival de Cannes pour démarcher les festivals

23/05/2013 04:08 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

Coordinateur d'atelier chez Altermedia, structure d'accompagnement dans le cinéma et l'audiovisuel, Ahmat Mahamat brave le Festival de Cannes avec l'objectif de rencontrer des programmateurs afin de diffuser ses films dans d'autres festivals.

Relaxnews : Pouvez-vous revenir sur le travail d'Altermedia ?
Ahmat Mahamat : Altermedia est un centre de ressource. C'est un lieu où l'on accompagne les projets professionnels des auteurs-réalisateurs, mais aussi des techniciens du cinéma et de l'audiovisuel. Il y a des ateliers collectifs hebdomadaires qui offrent du conseil que ce soit en production, en recherche de financements ou en formation. Il y aussi les entretiens individuels d'accompagnement vers l'emploi. On organise aussi des rencontres professionnelles pour lesquels on fait venir des chefs de postes de cinéma et d'audiovisuel en exercice. Ils viennent prodiguer leurs conseils en écriture en scénario, en ventes de films finis, en production, en recherche de producteurs, de distributeurs, etc. Ça permet des échanges et surtout de développer son réseau.

R : Qu'êtes-vous venu faire à Cannes ?
A.M. : Démarcher les festivals. On a réalisé deux/trois films en 2012 et 2013 que l'on désire montrer. On vient à Cannes pour essayer de placer ces films directement auprès des programmateurs même si on inscrit par ailleurs les films par voie normale.

R : Beaucoup de festivals démarchent au Festival ?
A.M. : Ah oui, oui, oui ! Il y a tous les programmateurs. Pour les festivals qui n'ont pas beaucoup de moyens, des fois c'est le président carrément qui se déplace. Tous les festivals font venir ici deux ou trois programmateurs pour voir des films. À Cannes, en Sélection officielle comme dans les sections parallèles, il y a des films qui ne sortiront jamais en salles en France. Il faut les chopper ici. Il y a des films indiens, australiens, srilankais et j'en passe qui vont retourner dans leur pays après leur passage ici. [Le Festival de Cannes], c'est le moment où jamais pour les voir. D'ailleurs, je crois que le seul intérêt à Cannes, c'est de voir les films qui ne vont pas sortir au cinéma. Parce que les autres, de toute manière, on les verra.

R : En quoi le Festival de Cannes est une étape obligatoire pour Altermedia ?
A.M. : Pour montrer nos films, trouver des partenaires et aussi pour le réseau. Cannes est un haut lieu du cinéma où se retrouve presque toute la profession. À Paris, ces gens n'ont pas beaucoup de temps. Je ne dis pas que Cannes, c'est tranquille. C'est la course. Il faut courir d'un stand à l'autre entre deux rendez-vous. Les gens sont quand même plus détendus et l'ambiance permet le rapprochement et l'échange.

R : Quel reste votre meilleur souvenir du Festival de Cannes ?
A. M. : Il y a trois ou quatre ans, je me souviens que j'avais vu un documentaire ("Diaro de Sintra", ndlr) sur un cinéaste que j'aime beaucoup, Glauber Rocha (chef de file du cinéma novo brésilien, ndlr). Il n'est plus de ce monde aujourd'hui. J'ai appris beaucoup de choses sur lui et ça m'a conforté sur l'opinion que j'avais de ce bonhomme.


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