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Compensation de 320 000 $ pour un couple exproprié

23/05/2013 05:48 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

Une entente est intervenue en vue de l'expropriation d'un couple de Boischatel, afin de construire un supermarché IGA sur l'avenue Royale.

La chaîne d'alimentation était parvenue à s'entendre avec trois autres propriétaires, mais Gilbert Vézina et Nicole Raymond Vézina refusaient de quitter la maison qu'ils habitent depuis 40 ans.
Après de longs mois de négociations sur l'indemnité qui leur sera versée, ils sont finalement parvenus à une entente.

La municipalité de Boischatel a décidé de faire de l'avenue Royale, dans l'ouest de la ville, son cœur commercial. Un programme particulier d'urbanisme a été pensé à cette fin.

L'espace comprend déjà une caisse Desjardins, une pharmacie, mais il manque un supermarché. IGA a accepté d'y établir ses quartiers.

Le maire de Boischatel, Yves Germain, explique que la Ville a été contrainte d'exproprier les Vézina. « On préférait que notre noyau commercial soit sur l'avenue Royale, parce qu'on ne veut pas ajouter à la circulation qu'il y a déjà dans les quartiers résidentiels. C'était le seul endroit où c'était possible à Boischatel », défend-il.

Le maire ajoute qu'il aurait été insensé d'abandonner un projet approuvé par la majorité de la population pour satisfaire le couple de propriétaires. « Est-ce que ça aurait eu de l'allure que toute une population de 7000 personnes soit privée d'un service souhaité à 88 %, parce qu'on n'arrivait pas à s'entendre avec des propriétaires? », demande-t-il.

Par ailleurs, le programme d'urbanisme mis sur pied par la municipalité lui confère certains pouvoirs lorsqu'elle souhaite redéfinir la vocation d'un terrain donné. Il s'agit, précise l'avocat du couple exproprié, Richard Laflamme, d'un cas d'exception.

« La municipalité se retrouve avec un promoteur pour participer à ce réaménagement sur le plan immobilier et lorsque le promoteur justifie qu'il détient au moins deux tiers des superficies de terrain nécessaire à réaliser son projet, la Ville peut exercer un pouvoir d'expropriation, et par la suite les rétrocéder au promoteur », dit-il.

Le seul pouvoir de l'avocat est de négocier une indemnité. Richard Laflamme a réussi à obtenir 320 000 $ de la Ville

Le IGA sera construit d'ici un an. Quant au couple exproprié, il déménagera dans un secteur plus au nord de Boischatel.

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