NOUVELLES

Blocage de projets immobiliers à Québec: des élus irrités

22/05/2013 06:48 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

Des élus de la Ville de Québec commencent à être sérieusement irrités par le rejet, quasi systématique, des projets de développements immobiliers par les citoyens.

Plusieurs projets ont effectivement fait l'objet de contestations citoyennes dans les dernières années à Québec: l'Îlot Irving dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, la densification du Plateau de Sainte-Foy, le développement du secteur de la Montagne des roches à Charlesbourg, celui des terres patrimoniales de Sillery et, tout récemment, celui de l'écoquartier Nodelo, dans le nord de Charlesbourg.

Le projet écoquartier Nodelo de 500 millions de dollars est menacé depuis que 111 citoyens ont signé le registre pour demander la tenue d'un référendum. Le promoteur prévoit notamment aménager 1600 logements autour d'un parc au nord de l'arrondissement Charlesbourg.

L'administration Labeaume devra donc décider si elle organise un vote populaire ou si elle renvoie le promoteur à sa table à dessin. « Les citoyens ont demandé un référendum et avec les élus de l'arrondissement Charlesbourg, on va statuer sur la prochaine étape », explique le conseiller municipal, François Picard.

Son homologue, Richard Côté, déplore que l'opposition citoyenne vienne, une fois de plus, contrecarrer les efforts de densification de la ville. Pour Richard Côté, c'est la goutte qui fait déborder le vase. « Je suis frustré, je vais vous dire sincèrement, parce qu'on a des projets qui nous sont déposés, de super beaux projets, puis c'est le citoyen qui va décider. Je m'excuse, mais s'il faut développer la ville en regardant le soleil de tous les bords, on ne développera rien. À un moment donné, il faut penser au bien collectif », affirme-t-il. La Ville souhaiterait détenir davantage de pouvoir pour aller de l'avant avec certains projets immobiliers.

Le directeur régional de l'Institut de développement urbain de Québec, Stéphane Dion, explique que la Ville dans le contexte légal actuel n'est pas outillée pour imposer ses projets de densification.

« L'an passé, le gouvernement du Québec a déposé un projet de loi qui s'appelle la Loi sur l'aménagement durable et l'urbanisme, dans lequel on retrouve des dispositions, par exemple, la création de zones franches, qui vont permettre aux Villes d'identifier des zones, des territoires, dans la ville, pour lesquels il ne pourra pas y avoir de référendums populaires », dit-il.

Le gouvernement Marois devrait remettre ce projet de loi à l'ordre du jour cet automne.

PLUS:rc