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Le masque de Brovsky

21/05/2013 08:08 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

Jeb Brovsky est sans contredit l'homme de fer de l'Impact de Montréal.

Cette saison, il n'a manqué que trois ou quatre minutes de jeu, quand il a subi une sextuple fracture du nez en fin de match mercredi dernier. Six jours plus tard, rien n'y parait ou presque.

Malgré le sang et la douleur, le défenseur montréalais a tenu à jouer les dernières minutes du match. Sa conjointe présente au stade a d'ailleurs trouvé son geste idiot.

« Je ne savais pas que c'était aussi terrible jusqu'au moment où je me suis retourné et que les Ultras ont crié », a déclaré Brovsky mardi matin à l'entraînement.

« Tout ce que j'avais en tête, c'est que l'entraîneur avait utilisé tous ses changements. Je devais aider l'équipe », a-t-il ajouté

Après le match, la douleur a pris le dessus. Brovsky a pris le chemin de l'urgence où on lui a offert de laisser l'enflure diminuer, mais il a préféré subir un traitement-choc avec des résultats plus immédiats.

Un travail d'orfèvre

Le défenseur était encore tenu un peu à l'écart à l'entraînement dans l'attente de son nouvel outil de travail. S'il est de la formation samedi, Brovsky portera un masque de plastique polycarbonate fabriqué par l'orthésiste François Blondin. Un masque fait sur mesure pour lui.

Le moulage de son visage a pris une quinzaine de minutes et il devrait recevoir sa nouvelle protection faciale mercredi.

Questionner à savoir s'il porterait un masque aussi effrayant que celui de l'attaquante canadienne Christine Sinclair en 2011, Brovsky a répondu qu'il opterait peut-être pour un design de Batman ou d'Ironman.

Mais masque ou pas, il montre déjà des qualités de superhéros aux yeux des amateurs et de ses coéquipiers.

D'après un reportage d'Antoine Deshaies.

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