NOUVELLES

Apple nie avoir évité de payer des milliards de dollars d'impôts au fisc

21/05/2013 04:24 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT
Getty Images
Tim Cook, chief executive officer of Apple Inc., speaks during a Senate Permanent Subcommittee on Investigations hearing in Washington, D.C., U.S., on Tuesday, May 21, 2013. Apple Inc. used 'loopholes' to avoid paying $9 billion in U.S. taxes in 2012, U.S. Senator Carl Levin said. Photographer: Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images

WASHINGTON - Le président et chef de la direction d'Apple, Tim Cook, conteste les affirmations d'un comité du Sénat américain selon lesquelles l'entreprise a évité de payer des milliards de dollars d'impôts en transférant des profits à des filiales étrangères.

M. Cook a comparu mardi devant la sous-commission qui, la veille, a rendu public un rapport critiquant les pratiques fiscales d'Apple.

Le dirigeant a assuré que la société californienne payait ses impôts dans leur totalité et n'avait pas recours à des «astuces fiscales».

M. Cook, davantage habitué à prendre la parole en présence d'investisseurs et d'amateurs de technologie qu'à faire face à un comité du Congrès des États-Unis, a paru sur la défensive lors de sa déclaration inaugurale. Il a fait valoir que le géant du matériel informatique employait 600 personnes et représentait le plus important contribuable constitué en société au pays. M. Cook s'est aussi dit en faveur d'une refonte du code fiscal américain.

En même temps, M. Cook a affirmé être heureux de se retrouver devant le comité pour avoir la chance de livrer la version d'Apple dans cette affaire.

Apple affirme avoir versé pour 6 milliards $ US d'impôts durant l'exercice fiscal 2012, ce qui représenterait 16 millions $ US par jour.

Dans son rapport, la sous-commission a avancé que la société avait évité de verser au moins 3,5 milliards $ d'impôts au fisc américain en 2011 et 9 milliards $ US l'an dernier, grâce à sa stratégie fiscale.

M. Cook a expliqué que les filiales irlandaises d'Apple ne réduisaient pas les impôts américains d'Apple, mais qu'elles géraient les gains réalisés à l'étranger par l'entreprise. Si ces sommes étaient rapatriées aux États-Unis, elles y seraient imposables.