MONTRÉAL - Il était un patriote et c'est pour cette raison que la Ville de Richelieu a choisi cette journée pour commémorer sa mémoire et procéder au baptême du pont Michel-Chartrand, qui enjambe l'autoroute 10, à la hauteur de la sortie 29.

L'ancien militant syndical et coloré personnage des luttes pour les travailleurs est décédé il y a maintenant trois ans, et depuis, cette municipalité de la Montérégie cherchait à souligner sa mémoire.

Après avoir nommé un petit parc à sa mémoire, c'est maintenant par un pont de béton, qui jusque-là n'avait pas de nom, que sera honorée la mémoire de Michel Chartrand.

C'est dans une maison située sur la Première rue, devant la rivière Richelieu, que Michel Chartrand et son épouse Simone Monet-Chartrand étaient venus s'établir. La ville a d'ailleurs aussi fait honneur à une ardente militante du droit de vote des femmes, en nommant à son nom la bibliothèque municipale.

Né en 1916, à Outremont, Michel Chartrand a été de plusieurs combats pour les droits des travailleurs et s'était également présenté en politique, mais n'a jamais obtenu un mandat. Il avait joint les rangs de Québec solidaire quelques années avant sa mort.

Une soirée hommage en l'honneur du syndicaliste se tiendra lundi soir à l'Église de Richelieu. Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, prononcera une allocution.

Les comédiens Geneviève Rioux et Luc Picard, qui ont incarné Simone Monet et Michel Chartrand, au petit écran participeront à l'événement. Le biographe et ami de Michel Chartrand, Fernand Foisy, sera également présent.

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  • Une photo de James Cross prise par les activistes du FLQ qui l'avaient kidnappé le 10 octobre 1970 devant sa résidence de Saint-Lambert.

  • Le 13 octobre 1970, Pierre Elliott Trudeau parle pour le première fois de la Loi sur les mesures de guerre aux journalistes Tim Rafle (à droite) et Peter Reilly (au centre).

  • Pierre Elliott Trudeau tape sur le toit de sa Cadillac blindée, après avoir évoqué, le 13 octobre 1970, la Loi sur les mesures de guerre à la Chambre des communes.

  • Un policier de la GRC et un soldat marchent sur la colline parlementaire le 14 octobre 1970, alors que les mesures de sécurité ont été renforcées à Ottawa.

  • Des militaires consultent une carte au moment de quitter la résidence du ministre du Travail Bryce Mackasey. Tous les membres du gouvernement ont bénéficié d'une protection renforcée à compter du 13 octobre 1970.

  • Dans les rues de Montréal, le 15 octobre 1970.

  • Scène de rue à Montréal, le 15 octobre 1970.

  • Après le rapt du ministre québécois du Travail, Pierre Laporte, et du diplomate britannique James Cross, c'est la première fois dans l'histoire du Canada que la Loi sur les mesures de guerre est évoquée en temps de paix.

  • Pierre Elliott Trudeau lors de son entrée à la Chambre des communes, le 16 octobre 1970, pour justifier le recours à la Loi sur les mesures de guerre.

  • Des militaires patrouillent devant le domicile de James Cross, le 16 octobre 1970.

  • Un présumé souverainiste lève le poing alors qu'il est emmené, le 16 octobre 1970, par la police pour être interrogé au poste.

  • Un jeune soldat canadien sur la colline parlementaire le 17 octobre 1970, au lendemain de l'adoption de Loi sur les mesures de guerre.

  • Des renforts arrivent à Montréal le 18 octobre 1970.

  • Le premier ministre Robert Bourassa et son épouse se recueillent devant la dépouille de Pierre Laporte, dont le FLQ a annoncé la mort le 17 octobre 1970.

  • Le ministre québécois de la Justice Jérôme Choquette vient saluer, le 18 octobre 1970, la mémoire de Pierre Laporte dont le corps était exposé dans le hall du palais de justice de Montréal.

  • Les obsèques de Pierre Laporte ont été célébrées le 20 octobre 1970 à la basilique Notre-Dame.

  • Paul Rose, à sa sortie du palais de justice de Montréal, le 7 janvier 1971.

  • Jacques Rose, après sa mise en accusation prononcée le 7 janvier 1971.