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Une pétition pour la fermeture de la prison de Guantanamo

17/05/2013 04:53 EDT | Actualisé 17/05/2013 04:57 EDT
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People dress in orange jumpsuits and black hoods as activists demand the closing of the US military's detention facility in Guantanamo during a protest, part of the Nationwide for Guantanamo Day of Action, April 11, 2013 in New York's Times Square. The Guantanamo jail, in a US Navy base in Cuba, was opened in 2002 to hold prisoners taken in the 'War on Terror' waged by then US President George W. Bush after the 9/11 attacks. AFP PHOTO/Stan HONDA (Photo credit should read STAN HONDA/AFP/Getty Images)

Quelque 370 000 personnes ont réclamé la fermeture de la prison de Guantanamo dans une pétition remise à la Maison-Blanche, vendredi, à l'occasion du 100e jour d'une grève de la faim de détenus.

Dans cette pétition lancée par le colonel Morris Davis, ancien procureur militaire de Guantanamo, les signataires exhortent le président Barack Obama de libérer les prisonniers de la base américaine à Cuba et de les traduire en justice.

À Washington, des militants vêtus de combinaisons orange et de cagoules noires se sont alignés devant les grilles de la Maison-Blanche pour livrer le même message : « Fermez Guantanamo ».

Les militants ont rappelé les déclarations du président Obama, qui a déjà affirmé que Guantanamo ternissait la réputation internationale des États-Unis, et qu'elle n'était pas « nécessaire pour garder l'Amérique en sécurité ».

Entre-temps, 102 des 166 détenus de Guantanamo observent une grève de la faim qualifiée de « sans précédent ». Trente d'entre eux sont alimentés de force par des tubes, selon les autorités de la prison, un nombre déjà atteint en 2005 lors d'une précédente grève de la faim.

Le mouvement a été déclenché le 6 février par quelques détenus qui protestaient contre la manière dont des copies du Coran avaient été examinées d'une manière jugée « blasphématoire ». Mais la plupart des protestataires dénoncent maintenant leur détention illimitée depuis 11 ans.

Un seul détenu était hospitalisé vendredi, mais sa vie n'était pas en danger.