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Le témoin Gilles Théberge illustrera le climat de terreur dans la construction

17/05/2013 06:14 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

L'entrepreneur en construction à la retraite Gilles Théberge, l'un des prochains témoins à la commission Charbonneau, exposera le climat de terreur qui régnait dans l'industrie de la construction au début des années 2000 au Québec.

Cet ancien cadre de la compagnie Sintra devrait illustrer jusqu'où les mesures de représailles pouvaient parfois aller, a appris l'équipe de l'émission Enquête.

Le nom de Gilles Théberge est apparu dans l'actualité il y a quelques jours, lors de la vague d'arrestations menées à Laval par l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Aucun chef d'accusation ne pèse contre lui, mais il est nommé dans l'acte d'accusation comme coconspirateur dans un complot pour corruption.

M. Théberge collabore avec les autorités. Il explique avoir « choisi d'être témoin de la Couronne au lieu d'être arrêté ».

Il dira aussi à la commission Charbonneau ce qu'il sait sur les ententes dont il a été témoin entre entrepreneurs.

Victime d'un attentat à la bombe en 2000

Gilles Théberge traîne un passé douloureux dans l'industrie de la construction. En juin 2000, sa voiture a explosé devant sa résidence de Lorraine, au nord de Montréal.

Il a confié à l'équipe d'Enquête qu'il s'attend à devoir parler de cet attentat à la bombe devant la commission Charbonneau, même s'il n'a jamais su qui l'avait commandé.

En plus de la compagnie Sintra, Gilles Théberge a travaillé pour la firme Valmont Nadon, de Laval. Son principal dirigeant a été accusé dans l'opération Honorer.

Le nom de M. Théberge avait été évoqué par l'entrepreneur Lino Zambito lors de son témoignage, le 15 octobre dernier, lorsqu'il a abordé la question des entreprises collusionnaires à Laval dans les années 2000.

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