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« Il faut gagner une médaille » - Alpin Canada

16/05/2013 03:35 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT

Ce sont 23 athlètes capables de monter sur le podium. C'est ce qu'a dit Canada Alpin en dévoilant l'identité des memrbes des équipes canadiennes pour la saison 2013-2014.

Ces 17 hommes et 6 femmes, tous espoirs de médailles, partent à l'assaut d'un calendrier chargé avec les épreuves de Coupe du monde et avec les Jeux olympiques d'hiver de Sotchi en février.

L'équipe des hommes est composée de six skieurs déjà en possession de titres de Championnats mondiaux ou de médailles d'or en Coupe du monde, soit le champion du monde de descente 2011 Erik Guay, le triple gagnant en Coupe du monde Manuel Osborne-Paradis, Jan Hudec, Mike Janyk, John Kucera et le jeune Ben Thomsen en plus des jeunes coureurs de la relève Trevor Philp, Erik Read et Phil Brown.

« Nous avons sélectionné des athlètes capables d'atteindre le podium lors des prochains Jeux olympiques d'hiver en 2014 en plus de la jeune génération de coureurs qui ciblent 2018 et plus tard », a expliqué Paul Kristofic, vice-président aux sports chez Canada Alpin.

« Du côté des hommes, nous avons réuni un groupe de vétérans déjà familiers avec le podium ou des espoirs de podium qui visent clairement les médailles aux Jeux de Sotchi. Nous possédons également un groupe excitant de jeunes et talentueux coureurs dont le potentiel sera mûr pour 2018. »

Dans l'équipe des femmes, on retrouve notamment la skieuse polyvalente Marie-Michèle Gagnon, la slalomeuse de spécialité Erin Mielzynski, première Canadienne depuis 1971 à avoir remporté une épreuve de slalom de Coupe du monde.

« Gagnon et Mielzynski nous offrent deux têtes dominantes nettement démarquées au sein d'un groupe qui a déployé de grands efforts au cours des dernières saisons », a ajouté Paul Kristofic.

Objectif médaille à Sotchi

Le début de la saison de Coupe du monde 2013-14 qui s'amorcera à Sölden, en Autriche, en octobre, est d'autant plus important que les coureurs lutteront pour une qualification en vue d'une nomination à l'Équipe canadienne des Jeux olympiques d'hiver de 2014.

Les critères de sélection sont complexes et il n'y a que quelques places de disponibles au sein de l'Équipe canadienne olympique pour chaque discipline. La plupart des athlètes chercheront à obtenir deux résultats de top 12 en Coupe du monde ou un résultat parmi les 5 premiers tandis que certains quotas seront ouverts aux « possibles futurs médaillés ». Les skieurs nommés au sein de la délégation canadienne devraient l'être en janvier 2014.

« Nous voulons déployer nos meilleurs éléments pour les Jeux. Nous reconnaissons l'importance que cela revêt pour nos athlètes et notre organisation, a affirmé Paul Kristofic. Nous avons manqué de souffle lors des deux derniers Jeux, en finissant quatrième et cinquième, et personne n'est heureux de cette situation. Il est très important de gagner une médaille. »

Canada Alpin a engagé deux entraîneurs qui ont preuve de succès aux plus hauts échelons de compétition pour guider l'équipe masculine. Martin Rufener qui avait mené l'équipe suisse vers des médailles de Coupe du monde, de championnats mondiaux et olympiques, occupera la double fonction de directeur alpin et entraîneur-chef de l'équipe masculine tandis que l'Italien Max Carca a été nommé à la tête de l'équipe masculine technique.

Hugues Ansermoz, d'origine suisse et le Canadien Jim Pollock conservent respectivement leurs rôles d'entraîneurs-chefs des équipes féminines de vitesse et technique.

« Steve a été une grande source d'inspiration et l'exploit serait très significatif pour moi en espérant qu'il puisse enrichir l'héritage du ski de compétition au Canada », a expliqué Érik Guay en référence à Steve Podborski, chef de mission du Canada aux Jeux olympiques d'hiver de 2014.

« Si j'écrivais mon propre scénario, il est certain que je gagnerais à Sotchi, mais je suis conscient des efforts nécessaires pour gagner peu importe la course, a prévenu le skieur de Mont-Tremblant. C'est une chose d'être compétitif pendant une saison, mais se montrer compétitif lors d'une épreuve précise quand tous les participants du top 15 ont la capacité de gagner, est une autre paire de manches. Une erreur, et je peux me retrouver en cinquième place. Une autre, et je glisse au 12ème rang. Ce n'est pas aussi simple que l'on pense dans notre sport, bien loin de cela. »

L'équipe des femmes met en vedette des visages familiers du circuit de la Coupe du monde soit Gagnon, de Lac-Etchemin, Mielzynski, de Guelph, Marie-Pier Préfontaine, de Saint-Sauveur, la skieuse du Mont-Tremblant Britt Phelan et Elli Terwiel, de Sun Peaks, en plus de la jeune Madison Irwin, de Toronto.

La skieuse d'expérience en vitesse Kelly VanderBeek a pris sa retraite la saison dernière tandis que la spécialiste du super G et de la descente, Larisa Yurkiw, n'a pas été sélectionnée. Le Canada ne possède qu'un seul quota en Coupe du monde pour la descente féminine et il est pensable de croire qu'il sera utilisée par Gagnon qui est classée quatrième au monde en combiné et considérée comme une menace sérieuse au podium dans cette discipline.

« Amorcer une saison olympique est très excitant, et on sent toute l'agitation autour de cet événement, mais chaque épreuve de Coupe du monde demeure importante, a dit Gagnon, 24 ans. C'est vraiment bien de voir les Canadiennes exceller dans les épreuves techniques à présent. Le processus est long, mais en tant qu'équipe, nous sommes en train de forger un groupe puissant. Nous y parviendrons. »

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