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La conférence internationale sur la Syrie se prépare laborieusement

16/05/2013 03:17 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, estime que l'Iran doit participer à la conférence internationale sur la Syrie.

Cette rencontre proposée par Washington et Moscou doit trouver une solution politique au conflit qui ensanglante le pays depuis plus de deux ans et qui a fait plus de 80 000 morts, selon l'ONU.

« Nous partons du principe que tous les participants à la réunion du 30 juin de l'an dernier, plus deux acteurs clés, qui n'étaient pas l'an dernier à Genève, l'Iran et l'Arabie saoudite, doivent être invités », a déclaré M. Lavrov dans cet entretien à la chaîne libanaise Al-Maiadine.

« L'Iran peut jouer le même rôle que les autres acteurs agissant directement et soutenant politiquement d'une manière ou d'une autre l'une ou l'autre partie syrienne », a-t-il dit.

« Il y a des faits évidents : l'Iran a souligné à plusieurs reprises sa solidarité envers le gouvernement syrien, les représentants de la direction iranienne visitent régulièrement Damas », a-t-il poursuivi.

« Certains de nos collègues occidentaux [...] désirent réduire le cercle des participants extérieurs et commencer le processus avec un tout petit groupe de pays au sein duquel les équipes de négociations, l'agenda, et même l'issue des négociations, seraient décidés d'avance », a encore dit M. Lavrov.

Lundi, la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Psaki, n'a pas exclu totalement une présence de l'Iran à la conférence internationale, rappelant toutefois « les inquiétudes » de Washington quant au soutien militaire de Téhéran à Damas.

Le défi de concilier deux antipodes

La conférence internationale est censée relancer l'accord signé à Genève le 30 juin 2012, où les grandes puissances se sont mises d'accord sur une transition politique. Cependant, cet accord n'a jamais été appliqué en raison du rôle que doit jouer le président Bachar Al-Assad dans le processus de transition.

Pour l'opposition, représentée par la Coalition nationale syrienne, aucune négociation ne peut avoir lieu sans le départ d'Al-Assad. Or, le régime refuse catégoriquement de discuter de ce point, car pour lui le sort du président dépend de la population, faisant référence aux élections de 2014.

Alors que les Américains et les Russes s'activent pour préparer cette rencontre, les deux belligérants maintiennent jusque là leur position.

Erdogan et Obama discutent de la Syrie

Lors d'une rencontre jeudi à Washington, le président américain Barack Obama et le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont évoqué longuement le conflit syrien.

Les deux dirigeants ont assuré qu'ils continuaient à faire pression sur le régime syrien. Mais le président Barack Obama a reconnu qu'il n'y avait pas de « formule magique » pour mettre un terme au conflit.

Le président américain a toutefois réaffirmé que son administration oeuvrait pour renforcer l'opposition au régime.

De son côté, le premier ministre turc a indiqué qu'il discutera avec d'autres pays pour accélérer le processus de transition et prévenir d'autres morts.

La Turquie abrite 400 000 réfugiés syriens.

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