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Effondrement du toit d'une usine de chaussures au Cambodge

16/05/2013 01:15 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT
AFP

Le toit d'un bâtiment d'une usine de chaussures s'est écroulé au Cambodge jeudi, trois semaines après qu'un incident semblable au Bangladesh eut relancé le débat sur les conditions des travailleurs asiatiques de l'industrie du textile. 

Selon le syndicat des travailleurs de l'usine, située dans la province de Kampong Seu, dans le sud du pays, au moins six personnes ont été tuées et une cinquantaine d'autres seraient coincées à l'intérieur. Le ministre des Affaires sociales a quant à lui confirmé que trois personnes avaient été tuées et que six autres avaient subi des blessures.

« Nous allons enquêter sur cette affaire et nous prendrons des mesures contre les responsables », a déclaré le ministre des Affaires sociales, Ith Sam Heng.

L'usine, qui appartient à la compagnie Wing Star Shoes, produit notamment des chaussures pour la marque japonaise Asics.

Selon une ouvrière rencontrée près de l'immeuble, une centaine de personnes travaillaient chaque jour dans l'usine, mais il n'était pas possible de savoir combien d'entre eux étaient au travail lors de l'effondrement.

Comme le Bangladesh, le Cambodge tire aussi d'importants revenus de la fabrication textile. Environ 650 000 ouvrières travaillent dans l'industrie, dont 400 000 pour de grandes sociétés exportatrices. Celles-ci ont investi massivement dans les usines cambodgiennes dans les dernières années, principalement en raison des salaires très bas de la main d'oeuvre.

Les ouvrières du Cambodge sont d'ailleurs descendues dans les rues à plusieurs reprises dans les dernières années pour demander une amélioration de leurs conditions de travail.

Le 24 avril dernier, un immeuble abritant des ateliers de fabrication textile s'est effondré en banlieue de Dacca, au Bangladesh. Plus de 1100 cadavres ont été découverts dans les décombres et les autorités continuent à retrouver des corps dans les ruines.

La tragédie a mis en lumière les conditions de travail des travailleuses du textile en Asie et forcé les grandes entreprises occidentales à prendre position pour améliorer la sécurité des usines avec lesquelles elles font affaire.