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Le « coffre-fort virtuel » prêt à être testé à Québec

15/05/2013 08:52 EDT | Actualisé 15/07/2013 05:12 EDT

Le projet-pilote visant à tester un « coffre-fort virtuel » à la Ville de Québec est finalement sur les rails. L'administration Labeaume est à la recherche de 30 000 citoyens pour tester cette nouvelle technologie pendant trois ans.

La firme Almerys, une filiale du géant français Orange, a élaboré un nouveau système sécurisé de partage des données qui permet notamment aux abonnés de payer leurs contraventions ou de demander un permis à partir d'un ordinateur ou d'un téléphone intelligent. Avec ce système, terminés le papier et les envois postaux. Les signatures sur ces documents numérisés auront une valeur légale.

Le maire Labeaume se dit convaincu que ce système représentera à long terme un investissement rentable pour la Ville de Québec. « Ils ont besoin de faire un test avec une masse critique. On embarque là-dedans. On devient une vitrine technologique, mais on veut surtout que leur camp de base soit à Québec », explique le maire.

Même si le système sera testé dans le domaine municipal, il pourrait avoir une utilité beaucoup plus large, selon Régis Labeaume. « Là où ça va évoluer le plus vite, c'est en santé et dans le secteur des assurances. Ce n'est pas nécessairement le secteur municipal, mais ils ont besoin d'un test avec une masse critique et c'est ça qu'on leur fournit. »

Une somme de 900 000 $ est prévue dans le Plan triennal d'immobilisation de la Ville de Québec pour le projet. Un autre investissement de 1,5 million avait déjà été octroyé pas le biais du Fonds de développement économique du gouvernement du Québec lors de l'annonce du projet en 2011. Les tests réalisés avec les citoyens accusent d'ailleurs du retard puisque le projet devait se mettre en branle à l'automne 2011.

Même s'il croit fermement au système, le maire rappelle qu'il n'est encore qu'à une étape préliminaire. « Ce n'est pas une finalité. On est en train de tester la technologie et c'est pour ça qu'on investit nous autres, on va avoir un retour. On est en train de valoriser la technologie, c'est pas un produit final, il faut se mettre ça dans la tête là », a lancé le maire Labeaume.

La société Almerys a promis un investissement de 15 millions dans le projet et l'embauche d'une quarantaine de personnes à Québec.

Toutefois, il faudra être patient avant que le projet n'offre des retombées à Québec, laisse entendre Jean-Marie Tirbois, directeur du développement international à la firme Almerys. Il faudra plus que les 30 000 utilisateurs de Québec pour implanter le projet. « C'est une vitrine technologique, donc tout reste à faire. Il faudra de toute façon plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs pour pouvoir rentabiliser cette plate-forme. »

Almerys s'est engagée envers Québec en y établissant son siège social nord-américain. Jean-Marie Tirbois mentionne que l'entreprise pourrait développer les installations dans la ville lorsque nécessaire. « Selon l'évolution du projet, le président d'Almerys a émis l'idée selon laquelle effectivement nous installerions des data center ultrasécurisés sur ce périmètre de Québec », dit-il.

Les citoyens qui souhaitent participer au projet peuvent s'inscrire au www.ville.quebec.qc.ca/coffrefort. Le projet-pilote doit débuter le 27 mai.

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