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Crise syrienne : John Kerry propose une rencontre en juin

14/05/2013 08:37 EDT | Actualisé 14/07/2013 05:12 EDT

Alors que Benjamin Nétanyahou est en Russie pour convaincre Moscou de ne pas livrer de missiles au régime syrien, le projet de conférence sur la Syrie, mis de l'avant la semaine dernière par Moscou et Washington, se concrétise.

Selon le secrétaire d'État américain, la conférence devrait avoir lieu en juin.

Le chef de la diplomatie américaine en a fait l'annonce mardi, en Suède, précisant que tous les acteurs impliqués doivent être présents à la conférence.

John Kerry a par ailleurs démenti des informations voulant que le gouvernement de Bachar Al-Assad s'abstienne d'y participer.

« S'il décide de ne pas venir à la table, ce sera une nouvelle erreur grossière du président Assad. Je ne crois pas que ce soit le cas pour le moment », a expliqué John Kerry aux journalistes.

À Damas, le ministre syrien de l'Information, Omran Zoabi, a pour sa part déclaré que son gouvernement avait demandé des précisions sur la conférence avant d'annoncer s'il y participera ou non.

Les « Amis de la Syrie » s'impliquent

Mardi, le gouvernement jordanien a annoncé qu'il accueillera à Amman, la semaine prochaine, une réunion des chefs de la diplomatie des pays « Amis de la Syrie ». Selon les Affaires étrangères jordaniennes, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie, le Qatar, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte, l'Allemagne et l'Italie prendront part à la rencontre.

Cette démarche des « Amis de la Syrie » vient en appui aux efforts concertés de Moscou et de Washington pour la tenue d'une éventuelle conférence sur la Syrie en juin prochain.

Benjamin Nétanyahou en Russie

Pendant ce temps, en Russie, le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou s'est entretenu mardi avec le président Vladimir Poutine.

Au cours de cette rencontre entièrement dédiée à la guerre en Syrie, le chef du gouvernement israélien a tenté de convaincre le président russe de ne pas vendre des batteries de missiles anti-aériens au régime du dictateur Bachar Al-Assad, un allié de Moscou.

La Russie s'apprête à livrer six rampes de lancement et plus de 140 missiles sol-air à Damas en vertu d'un contrat conclu il y a trois ans.
Ces missiles ultra-modernes sont destinés à détruire des avions en vol ou à intercepter des missiles guidés.

Ces armes compliqueraient toute intervention étrangère en Syrie, que ce soit pour établir une zone d'exclusion aérienne ou riposter à une utilisation d'armes chimiques, par exemple.

Le gouvernement russe, de son côté, reproche à Israël les récentes frappes que l'État hébreu a menées unilatéralement en sol syrien contre des dépôts d'armes et de munitions.

Depuis le début de la révolte populaire armée en Syrie contre le régime du dictateur, en mars 2011, Moscou s'est avéré être un allié indéfectible du régime du dictateur Bachar Al-Assad.

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