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Des rues de Montréal redeviennent piétonnes pour l'été

13/05/2013 04:38 EDT | Actualisé 12/07/2013 05:12 EDT

Pour un sixième été consécutif, Montréal va fermer plusieurs rues à la circulation automobile afin de les rendre piétonnes. Sources d'inconvénients ou d'agrément?

Un texte d'Anne-Louise Despatie

Les restaurants de la rue Sainte-Catherine Est, entre la rue Saint-Hubert et l'avenue Papineau, vont déborder sur les trottoirs en y installant leurs terrasses. La rue vient d'être fermée et, malgré le vent, on y installe déjà les poteaux qui soutiendront les dizaines de milliers de boules roses qui faisaient office de ciel l'an dernier.

Ce tronçon ne sera pas le seul : huit segments de rues seront fermés jusqu'au début septembre pour faire place aux piétons. Voici la carte et l'emplacement de ces secteurs piétonniers. En bleu, les rues fermées temporairement. En rouge, celles qui le sont en permanence.

Pour voir cette carte sur un appareil mobile, cliquez ici.

Des avis partagés

Plusieurs passants rencontrés estiment que ces rues piétonnes amènent beaucoup d'ambiance. Du côté des commerçants, la réaction est plus mitigée. Ils évoquent entre autres les frais (autour de 3000$ ou plus, selon la taille de la terrasse, pour obtenir un permis) ou encore un bilan mitigé pour les commerçants qui ne sont pas dans la restauration (voir le diaporama ci-dessous).

Un débat qui ne date pas d'hier

À l'occasion de cette nouvelle saison des terrasses, nous avons fouillé dans nos archives pour retrouver un reportage de 1979. Cette année-là, quatre « malls piétonniers » avaient été aménagés temporairement, au coût d'un million de dollars. Parmi les rues visées par l'expérience, on retrouvait l'ancêtre des rues piétonnes à Montréal, la rue Prince-Arthur.

Il y avait aussi la rue Crescent, où les commerçants dénigraient le projet. Pour eux, la fermeture de rue avait attiré un public bigarré, adepte de la flânerie, qui faisait fuir leur clientèle habituelle.

Dans les années 70, un autre projet avait suscité la colère des commerçants : les trottoirs de l'avenue du Mont-Royal avaient été élargis temporairement avec des plateformes de bois. Seuls les autobus pouvaient circuler au centre de l'avenue. Un projet-pilote qui n'a pas fait long feu.

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