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Les Bulgares aux urnes

12/05/2013 12:25 EDT | Actualisé 12/07/2013 05:12 EDT

Les Bulgares voteront dimanche dans le cadre d'élections parlementaires lors desquelles aucun parti ne devrait récolter une majorité pour former un gouvernement, alimentant les craintes d'instabilité politique et économique supplémentaire dans le pays.

Les 6,9 millions d'électeurs inscrits choisiront entre les candidats de 36 partis. L'apathie des électeurs est particulièrement répandue dans une campagne qui a également été entachée par un scandale d'écoutes illégales, et le taux de participation devrait chuter sous les 50 %.

De récents sondages suggèrent que le parti de centre droit, qui a dirigé le précédent gouvernement, et son principal rival, les socialistes, étaient au coude à coude, sans gagnant clairement défini en vue.

La Bulgarie a été dirigée par un gouvernement intérimaire depuis la démission, en février, de Boiko Borisov, qui a mené à la victoire, en 2009, son Parti des citoyens pour le développement européen de la Bulgarie. M. Borisov a cependant quitté son poste au coeur de protestations parfois violentes contre la pauvreté, des tarifs élevés pour les services publics et la corruption.

Campagne mouvementée

La campagne électorale a été éclaboussée par des révélations sur l'écoute illégale de politiciens, alors que des procureurs ont allégué que l'ancien ministre de l'Intérieur, Tsvetan Tsvetanov, était responsable d'avoir illégalement espionné ses opposants politiques pendant son mandat.

Le scandale a pris de l'ampleur lorsque des écoutes téléphoniques coulées dans les médias ont révélé que l'ex-premier ministre avait prétendument convoqué le procureur en chef de Sofia pour discuter des détails d'une enquête sur des pots-de-vin, menant à des soupçons d'obstruction gouvernementale.

La question de l'austérité devrait également nuire au parti sortant. Six ans après son entrée dans l'Union européenne, la Bulgarie, dont la population s'élève à 7,3 millions d'habitants, demeure le plus pauvre membre du bloc continental.

Les mesures d'austérité ont été impopulaires. Parmi celles-ci, on retrouve une diminution des dépenses de l'État dans les programmes sociaux comme la santé et l'éducation.

The Associated Press

La Presse Canadienne

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