Conseil national du Parti Québécois: Pauline Marois veut un gouvernement majoritaire

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PAULINE MAROIS SOMMET ENSEIGNEMENT
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QUÉBEC - Même si son parti est durement sanctionné dans les plus récents sondages, Pauline Marois évoque déjà la prochaine échéance électorale et demande un gouvernement majoritaire aux Québécois.

Pour y arriver, elle a pris l'offensive contre le Parti libéral et même Québec solidaire, qui grugent ses appuis dans l'opinion publique. En effet, un autre sondage paru dans un grand quotidien montréalais samedi montre que le libéral Philippe Couillard l'emporterait contre le PQ.

Au Conseil national du Parti québécois, samedi, à Québec, Pauline Marois a livré un long discours pour ragaillardir ses militants, qui lui ont réservé un accueil chaleureux. Elle a reconnu que son gouvernement minoritaire est attaqué de toutes parts, en ajoutant que c'était la même chose en 1976, lors de l'accession au pouvoir du PQ.

Elle a amplement parlé de souveraineté, le thème qui unit les troupes péquistes, en précisant que pour arriver à cette autre étape, il lui faut la majorité en Chambre qui lui a échappé au scrutin de septembre dernier.

«Il faudra que les Québécois nous donnent une majorité, a-t-elle déclaré samedi matin devant plus de 400 militants de partout au Québec. C'est ça, notre objectif, un gouvernement majoritaire. La destination, elle, elle est claire, pour ceux qui en douteraient, la destination, c'est le pays, le pays du Québec.»

Plus encore, pour mobiliser ses troupes en vue du prochain rendez-vous électoral, qui pourrait survenir au cours de la prochaine année, elle leur a rappelé le poids de leur responsabilité, malgré «toutes les épreuves» qu'elles ont déjà traversées.

«On n'a pas le droit de faiblir, on doit tenir bon, garder le cap, on doit se battre, se battre pour nos idées. Mais il ne suffit pas d'avoir raison, car on a une responsabilité face à l'Histoire. Nous, on doit gagner, on a l'obligation de gagner.»

Elle s'en est prise durement à son adversaire qui mène selon les sondages, le Parti libéral, où «rien n'a changé», selon elle, malgré l'arrivée de Philippe Couillard.

À ses yeux, les libéraux sont encore «la principale force d'inertie au Québec, le plus grand obstacle à l'intégrité».

De même, elle n'a pas épargné Québec solidaire, qui semble séduire l'électorat de gauche traditionnellement favorable au PQ.

Le parti de Françoise David et d'Amir Khadir accuse les péquistes de «tous les maux», a déploré Mme Marois, mais il n'ose pas saluer tout un train de mesures du gouvernement qui va dans le sens de ses revendications: fermeture de la centrale Gentilly II, fin de l'industrie de l'amiante, mise en place de la maternelle à 4 ans, ajout de places en garderie, 100 millions $ pour les soins à domicile, hausse des impôts des institutions financières, etc.

Dans les rangs péquistes, on s'inquiète des résultats des plus récentes enquêtes d'opinion. Selon le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, le PQ paie carrément le prix des décisions difficiles qu'il a prises.

Selon un des militants les plus connus du parti, le syndicaliste Marc Laviolette, le PQ fait face aux «vents contraires» en raison des mesures d'austérité qui déplaisent à son électorat. Il a fait référence aux volte-face du gouvernement, évoquant notamment la contribution santé et le dossier des redevances minières.

«On n'est pas capables de faire plaisir à personne avec des affaires comme ça! (...) On tire dans notre canot», a-t-il laissé entendre.

Un des militants dans la même mouvance, Pierre Dubuc, estime qu'un coup de barre doit être donné rapidement, parce que la base électorale péquiste «s'effrite».

De son côté, le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, dit faire confiance aux Québécois.

«Il y a toutes sortes de décisions qui nous amènent des critiques. Mais je pense qu'avec le temps, les Québécois vont se dire: 'ils ont pris les bonnes décisions'.»

Son collègue, le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, renchérit. Selon lui, le gouvernement «sait exactement ce qu'il faut faire» pour les gens.

«Toute action comporte des risques, mais on a décidé qu'on allait changer les choses et les améliorer. Donc, ce que je dis aux Québécois: on est sur la bonne voie, ça va bien aller.»

Un nouveau sondage, publié samedi, laisse entendre que le PQ tire de l'arrière sur les libéraux dans les intentions de vote. Profitant de l'arrivée d'un nouveau chef, le Parti libéral aurait une avance de 8 points sur les péquistes, à 35 pour cent, selon l'enquête Léger-Marketing-Journal de Montréal. Québec solidaire se tire bien d'affaire, avec 11 pour cent d'appuis.

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