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L'UMQ et l'UPAC veulent collaborer

11/05/2013 03:42 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Deux jours après l'arrestation de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et l'Unité permanente anticorruption (UPAC) affirment vouloir collaborer afin de mieux faire leur travail respectif.

Le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, s'est adressé aux élus municipaux lors d'un déjeuner-conférence samedi, dans le cadre des assises annuelles de l'UMQ, au Palais des congrès de Montréal.

Il estime avoir besoin de l'entière collaboration des élus et des citoyens. « C'est une lutte [contre la corruption] qui va se gagner en équipe avec les huit millions de Québécois », a-t-il affirmé en marge de l'événement qui se voulait une première rencontre avec l'UPAC.

Le président de l'UMQ, Éric Forest, s'est dit pour sa part satisfait de la rencontre avec M. Lafrenière, déclarant qu'un « partenariat » avec l'UPAC pouvait ajouter des outils pour assurer une meilleure gestion des fonds publics.

M. Forest a reconnu que la politique municipale au Québec n'a peut-être pas un passé glorieux, mais a assuré que la grande majorité des 8000 élus au Québec sont des gens honnêtes qui veulent faire une différence positive dans leurs milieux. Il a ajouté que des gestes concrets, comme le comité des sages et le Livre blanc, ont déjà été posés pour améliorer la politique municipale.

Soutenant que les enjeux municipaux prennent de plus en plus d'importance, il a aussi affirmé qu'une démocratie saine passe par une bonne participation aux élections. Le président de l'UMQ en a d'ailleurs profité pour lancer un appel aux électeurs en vue des élections qui auront lieu le 3 novembre prochain.

Quelques jours après la frappe de l'UPAC à Laval, Alexandre Duplessis, maire par intérim de Laval, déclare ne jamais s'être douté des malversations qui se déroulaient sous son nez. « Ce n'est pas qu'on n'a rien vu. À chaque fois qu'on posait des questions, les réponses étaient satisfaisantes, les circonstances étaient logiques », a-t-il déclaré à Radio-Canada samedi.

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