INTERNATIONAL
06/05/2013 01:34 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Liberator : les premiers tirs de l'arme imprimée en 3D sont un succès

TECHNOLOGIE - La première arme 3D au monde a tiré ses premières cartouches ce samedi 4 mai à Austin au Texas, comme le montre la vidéo ci-dessus, publiée par le groupe créateur du pistolet, Defense Distributed.

Ce dernier, très controversé par ailleurs, a décidé de partager les plans de cette arme du futur sur Internet.

C'est à l'étudiant en droit d'une université texane, Cody Wilson, que l'on doit cette "avancée" technologique. Car si elle est déjà vivement critiquée, personne ne peut nier son caractère unique. Sur les 17 pièces qui composent l'arme, baptisée "Liberator", une seule est composée de métal: le percuteur. Quant au reste, elles sont imprimées en 3D grâce à du plastique ABS, utilisé pour des produits présentant une bonne tenue aux chocs.

LIRE AUSSI:

Du virtuel au réel: l'impression 3D offre des applications sans limite

L'association Defense Distributed a rajouté sur l'arme des bandes métalliques afin qu'elle soit détectable et réponde à la réglementation américaine. Toutefois ce rajout sera au goût des futurs propriétaires/imprimeurs (qui auront donc accès aux plans sur Internet), ce qui inquiète bon nombre d'associations. En effet, il est légal aux Etats-Unis de se fabriquer une arme. Donna Sellers du bureau des alcools, du tabac, des armes à feu et des explosifs le confirme à BBC News: "Une personne peut fabriquer une arme à feu pour son utilisation personnelle."

L'étudiant de 25 ans a confié à la BBC qu'il ne se sentait pas concerné par les dégâts que pouvait causer l'arme. "Je reconnais qu'elle peut nuire à d'autres gens -ce qui est sont but- c'est une arme. Mais je ne pense pas que ce soit une raison de ne pas la faire."

Defense Distributed a, quant à elle, précisé ses objectifs sur son site:

"Défendre la liberté civile de l'accès des citoyens aux armes, garantie par la Constitution et confirmée par la Cour suprême des États-Unis; et publier et distribuer, sans frais pour le public, des informations et des connaissances pour l'avancement de l'intérêt public."