NOUVELLES
06/05/2013 05:45 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

La Ville de Percé ouvre de nouveau le quai 

Les employés de la Ville de Gaspé se sont affairés, très tôt mardi matin, à enlever la clôture et les deux blocs de béton qui bloquaient l'accès au quai, et ce, malgré la présence de cinq ingénieurs d'une firme mandatée par Pêches et Océans Canada pour effectuer un rapport préliminaire de l'état du quai. 

Le maire Bruno Cloutier a mis sa promesse de réouverture du quai à exécution après avoir reçu l'appui du conseil municipal lundi soir. 

Hier, Pêches et Océans Canada a apposé de nouvelles affiches aux abords du quai afin d'interdire l'accès au quai aux véhicules, aux piétons et aux bateaux. 

À quelques jours de l'ouverture de la saison des croisières touristiques, la Ville de Percé attend maintenant les réactions de Pêches et Océans Canada à cette réouverture forcée du quai. 

Jeudi dernier, après avoir détecté une fissure lors d'une inspection visuelle, Pêches et Océans a bloqué unilatéralement l'accès au quai, et ce, à quelques jours du début de la saison touristique.

Le maire de Percé, Bruno Cloutier, a alors demandé une évaluation exhaustive de la situation. Pêches et Océans Canada a dépêché lundi une équipe de la firme CIMA pour inspecter plus à fond la structure du quai de Percé.

Le maire Cloutier explique que la Ville a aussi effectué une inspection du quai. Selon lui, seule une très petite section du quai présente des problèmes et celle-ci peut facilement être contournée et balisée pour assurer la sécurité des piétons.

Répercussions sur le tourisme

Le quai de Percé, qui sert au déchargement de quelques homardiers, est surtout une installation touristique. Il est utilisé notamment comme quai d'embarquement pour les excursions en bateau vers le célèbre rocher Percé et l'île Bonaventure, où niche une des principales colonies de fous de Bassan de l'Amérique du Nord. Le quai est fréquenté par plus de 200 000 personnes chaque été.

M. Cloutier s'interroge sur les motivations du gouvernement fédéral. Il rappelle que l'état du quai est connu depuis des années et qu'il a fait l'objet de plusieurs discussions entre le Ministère et la Ville. Le 5 mars dernier, la Ville a envoyé un ultimatum au Ministère pour qu'il effectue les réparations avant le début de la saison. « La réponse qu'on a eue, c'est une barrière », rapporte Bruno Cloutier.

Le ministère des Pêches et des Océans souhaite par ailleurs céder l'infrastructure à la Municipalité. « C'est peut-être, suppute M. Cloutier, un moyen de pression que le gouvernement veut faire parce qu'il veut se débarrasser du quai. Pour nous, c'est de la pression indue, on n'apprécie pas ça du tout, et c'est pourquoi on les a mis en demeure. »

La Ville a précisé qu'elle n'était pas prête pour le moment à se plier à la demande du ministère.

Percé travaille à un projet de protection du littoral et elle estime qu'elle a besoin des résultats d'une étude en cours avant de prendre une décision sur la rétrocession du quai. Avant de prendre possession du quai, la Ville souhaite obtenir du gouvernement la confirmation que les réparations nécessaires pour assurer l'intégrité et la sécurité du quai pour les 30 ou 40 prochaines années seront effectuées.

Un premier bateau de croisière est attendu dans la semaine du 20 mai. Plusieurs croisiéristes ont réservé une place pour se rendre en bateau au Rocher Percé et à l'Île Bonaventure.

La nouvelle de la fermeture du quai, diffusée par les médias nationaux au cours de la fin de semaine, a suscité un fort capital de sympathie en provenance de partout au Québec.

PLUS:rc