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06/05/2013 05:54 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

La hausse des frais de scolarité aurait été revue à la baisse par Québec

PC

QUÉBEC - Les droits de scolarité universitaires augmenteraient de 2,67 pour cent au Québec au lieu de 3 pour cent tel qu'annoncé à l'issue du Sommet sur l'Enseignement supérieur qui s'est tenu en février dernier.

Ce pourcentage correspond à l'indice du revenu disponible des ménages; le gouvernement du Québec aurait donc adapté la hausse à la conjoncture économique.

Le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Antoine Genest-Grégoire, n'avait pas été mis au courant de ce changement rapporté par «Le Soleil», lundi. S'il y reconnaît un certain avantage pour les étudiants, dans la mesure où ils paieront moins, une telle volatilité des calculs est jugée inquiétante.

La fédération étudiante maintient aussi que dès qu'il est question de hausse, c'est l'accessibilité aux études qui est atteinte.

La FEUQ refuse ainsi de baisser les bras sur sa revendication d'un gel des frais de scolarité. Dans les prochaines semaines, plusieurs éléments seront considérés afin de mettre à jour les données sur l'endettement et le nombre d'heures travaillées par les étudiants.

Selon le président de la FEUQ, ces nouveaux frais pourraient être applicables dès la session d'été tant pour les frais de scolarité que les frais institutionnels obligatoires, ces derniers font néanmoins l'objet de discussions pour de nouvelles règles d'encadrement.

«Évidemment ça nous inquiète qu'une politique tarifaire soit basée sur quelque chose de très changeant. Ça réduit la prévisibilité de ce que doit payer un étudiant pour l'année suivante, voire la session suivante si l'indice est calculé sur une fréquence plus élevée», résume le président de la FEUQ.

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