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Semaine de la santé mentale : l'estime de soi pour chasser la dépression

05/05/2013 06:25 EDT | Actualisé 05/07/2013 05:12 EDT

Dans le cadre de la semaine nationale de la santé mentale qui débute lundi, la division Québec de l'Association canadienne de la santé mentale organise une campagne pour rehausser l'estime de soi.

« Ça fait la différence de s'encourager, dans tout. Quand on s'encourage, ça va un petit peu mieux. C'est ça le message, prendre soin de sa santé dans le bon sens du mot », explique lors du lancement de la campagne « Tu es formidable » la comédienne Louise Latraverse, qui a souffert de dépression.

Le stress au travail et ses conséquences demeure la principale préoccupation de l'association. Selon l'Organisation mondiale de la santé, d'ici 2020, la dépression deviendra la principale cause d'absentéisme au travail, et représentera 15 % des dépenses reliées à des maladies.

La représentante du Québec de l'association, Renée Ouimet, estime que les gestionnaires ont une part à jouer pour prévenir les problèmes de santé mentale. « On est dans une société où on va de plus en plus vite, où il n'y a plus de temps morts, Et c'est les temps morts dans les milieux de travail qui nous permettent de créer, d'avoir des idées, d'aller aider notre collègue à côté, de se soutenir. Si ces temps-là on veut tous les gérer et qu'ils n'existent plus, on éteint quelque chose, une lumière à l'intérieur de nous qui nous permet de tenir le coup [...] Un mode de bonne gestion du travail aide beaucoup la santé mentale », avance Mme Ouimet.

Le gouvernement est également préoccupé

Le gouvernement du Québec doit lancer d'ici la fin du mois sa politique nationale de prévention. Et dans ce livre vert, il sera question de la santé mentale au travail, promet le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

« Il y aura des propositions en regard de ce qui peut se passer en milieu de travail, pour améliorer la santé mentale », dit-il.

Des études démontrent que déjà, chaque année, le Canada perd jusqu'à 33 milliards de dollars à cause de problèmes de santé mentale, surtout en raison des absences et des compensations.

D'autres recherches démontrent qu'environ un Québécois sur quatre a déjà souffert de troubles anxieux.

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