POLITIQUE

Keystone XL: Justin Trudeau souligne les démarches d'Alison Redford

03/05/2013 04:07 EDT | Actualisé 03/07/2013 05:12 EDT
CP

EDMONTON - Le chef libéral fédéral Justin Trudeau a salué les efforts de la première ministre albertaine Alison Redford pour amener les États-Unis à approuver l'oléoduc Keystone XL.

Selon M. Trudeau, le gouvernement du premier ministre Stephen Harper n'en a cependant pas fait assez pour promouvoir le projet.

Au dire du chef libéral, Ottawa n'a pas effectué un «bon travail» pour rassurer les Canadiens ou les partenaires commerciaux à propos du sérieux du Canada entourant la gestion responsable de l'environnement.

Le projet de TransCanada (TSX:TRP), estimé à 7 milliards $, permettrait le transport du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta à travers le Midwest américain, vers les raffineries côtières du Texas. Pour des représentants de l'industrie et du monde du travail, l'oléoduc est essentiel afin d'assurer une source pétrolière fiable.

Le président américain Barack Obama doit bientôt prendre une décision quant à l'avenir du projet.

Mme Redford s'est rendue plusieurs fois à Washington pour rappeler les avantages économiques de l'oléoduc aux politiciens, ainsi que pour souligner le bilan canadien en matière d'environnement. Elle a fait valoir que sa province facturait 15 $ la tonne de CO2 aux grands émetteurs dépassant les limites établies, et que son gouvernement finançait plusieurs projets d'énergie verte. Pour des détracteurs, toutefois, la province est très loin d'atteindre ses cibles à long terme de réduction de gaz à effet de serre.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair s'est quant à lui rendu à Washington en mars pour critiquer le bilan environnemental canadien et le projet d'oléoduc. Il a ajouté qu'il aimerait mieux voir un oléoduc albertain se rendre dans les raffineries de l'Est canadien, plutôt qu'au sud, pour créer des emplois uniquement aux États-Unis.

Cette sortie a amené Justin Trudeau à dire que M. Mulcair n'avait pas été «très utile», et à déplorer des «jeux politiques» de sa part.