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François Morency de retour l'hiver prochain avec le spectacle Furieusement calme (VIDÉO)

03/05/2013 11:37 EDT | Actualisé 03/05/2013 11:40 EDT

Après quatre années d’absence, François Morency sera de retour sur les planches dès l’hiver prochain avec un tout nouveau spectacle solo intitulé Furieusement calme. Entre excitation et nervosité, l’humoriste ne cache pas sa joie de retrouver bientôt son public et même si pour cela, il lui faudra passer par la peur ! Entrevue.

Eh oui, la peur sera en effet le thème pivot du quatrième spectacle de François Morency. «Avec ce one-man-show, je m’attaque aux craintes à la fois collectives et individuelles», déclare-t-il au Huffington Post.

Le titre d’abord : Furieusement calme. Un oxymore qui décrit bien l’homme, car au fil de l’entrevue, le grand gaillard de 46 ans au large sourire a un peu de mal à cacher sa nervosité. «Je suis fait ainsi. J’essaye d’être le plus calme possible, mais à l’intérieur je suis bouillant et impulsif, assure-t-il. Par contre, je ne suis pas un péteux de coche. Mes colères ne se traduisent jamais par des crises. Donc là, on comprend mieux le furieusement calme en question.»

Et Morency, comment réagit-il lui devant la peur? «Je tombe rapidement en mode solution à la suite d’une tragédie, d’un accident majeur ou d’un décès. En fait, je suis très terre-à-terre. Je ne suis jamais celui qui va crier : oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Je suis du genre à calmer la panique avec une bonne claque dans la face (rire).»

Le ton est donné. D’ailleurs, Morency n’hésitera pas à parler de ses propres craintes. «D’un point de vue plus personnel, je vais aborder la peur de l’engagement que je ressens, versus celle de mes parents qui sont d’une autre génération. Dans les années 50, le mariage n’était pas une option. Tu te mariais ou tu rentrais chez les frères. Alors, la plupart se mariaient.»

L’humoriste tient à préciser que le thème ne sera pas rentré de force dans la gorge du public, mais seulement là, tout au long du spectacle. «Il y a zéro message. Ce n’est pas un show moralisateur. Le but premier, c’est avant tout de faire rire le plus furieusement possible, avec le plus d’originalité possible. Michel Tremblay l’a toujours dit : la meilleure façon d’être universel c’est d’être personnel. Si tu parles de choses humaines, cela va toucher les gens.»

À ce titre, disons que les peurs sont légion et elles n’ont vraiment jamais disparu, malgré les années. «Elles transcendent les époques, comme la peur du rejet qui a toujours existé et qui existera toujours. Tout le monde vit cela. Je vais aussi parler d’une peur très contemporaine, celle du vide. Aujourd’hui, on est tous esclaves de nos gadgets, tablettes ou cellulaires. On les achète en passant remplir nos existences. En fait, la vie est vide lorsque tu dois la combler par ce genre de bébelles.»

Morency a fait ses petites recherches et ce qu’il a trouvé l’a plutôt étonné. «J’ai découvert des phobies diagnostiquées qui sont vraiment étranges et qui m’ont révélé que l’être humain souffre énormément. C’est fascinant de voir qu’il existe des gens qui ont peur des brouettes ou du bois. Il y en a même qui ont peur du vent! Comment peux-tu vivre ta vie quand tu as peur du vent? En tout cas, la réalité est toujours très inspirante.»

Il aura fallu près de huit mois de préparation pour mettre au point Furieusement calme. Aidé de ses acolytes Pierre Prince, Benoît Pelletier et Stéphane Poirier à l’écriture, Morency a laissé Éric Belley s’occuper de la mise en scène.

«J’ai commencé à écrire le show l’automne dernier. À date, on a fait cinq spectacles de rodage dans des salles d’environ 300 places. La réponse a été incroyable. Sur scène, tu ne peux pas tricher. Le public voit tout et il sent tout. Si tu n’es pas à l’aise, cela paraît. Si tu te trompes, cela paraît aussi. C’est ça que j’aime. Je suis vraiment content de retrouver la pureté du stand-up comedy.»