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Cours d'histoire : Harper se défend de vouloir dicter sa vision 

03/05/2013 02:21 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT

Le gouvernement Harper a dû faire face vendredi aux critiques de l'opposition qui l'a mis en garde contre une ingérence dans les cours d'histoire dispensés au pays.

Radio-Canada rapportait jeudi qu'un comité parlementaire à Ottawa, composé en majorité de députés conservateurs, a lancé une grande étude sur l'histoire du Canada. Celle-ci doit inclure un compte rendu comparatif détaillé des normes pertinentes et des cours offerts dans les écoles primaires et secondaires de toutes les provinces.

Les partis d'opposition à Ottawa ont crié à l'ingérence du fédéral dans les champs de compétence des provinces. Ils craignent que les conservateurs au pouvoir en profitent pour imposer sa vision de l'histoire canadienne.

Le député néo-démocrate Pierre Nantel, qui siège au comité du patrimoine canadien mandaté à ce sujet, a dénoncé la vaste étendue de l'étude, ce qui, selon lui, monopolisera tout le temps du comité.

M. Nantel estime que le comité devrait plutôt s'intéresser à d'autres enjeux importants, comme la stratégie numérique et l'avenir du livre.

Les conservateurs rassurants 

De passage à Québec, le premier ministre Stephen Harper s'est montré rassurant. « Notre gouvernement, a-t-il dit, n'a aucune intention de dire comment enseigner l'histoire pas les provinces. Nous n'avons pas le pouvoir, nous n'avons pas la volonté de le faire. Évidemment, comme parlementaires fédéraux, nous avons un intérêt de promouvoir une connaissance de l'histoire canadienne. »  

Les conservateurs ont servi la même réponse à la Chambre des communes, expliquant notamment que leur gouvernement n'entendait pas dicter aux écoles comment enseigner l'histoire. Pour eux, il s'agit de faire une étude pour mettre en valeur l'histoire du Canada.

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