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Un référendum devrait avaliser tout accord de paix, selon Benyamin Nétanyahou

02/05/2013 11:41 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT

Tout accord de paix avec les Palestiniens serait soumis à un référendum, selon les souhaits du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

M. Nétanyahou a ainsi rappelé sa position au moment où les États-Unis tentent de favoriser une relance des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, pourparlers qui sont au point mort depuis l'automne 2010.

L'idée d'un référendum pour avaliser un éventuel accord de paix était déjà présente dans le discours de M. Nétanyahou à cette époque. Mais les observateurs croyaient qu'il s'agissait d'une stratégie pour neutraliser l'aile radicale de sa coalition opposée à toute concession territoriale en Cisjordanie. Un référendum permettrait de laisser le peuple décider de l'issue du conflit en cas d'accord.

Le Parlement israélien a adopté une loi imposant la tenue d'un référendum avant de procéder à tout retrait des territoires sur lesquels s'exerce la loi israélienne. Le plateau du Golan syrien et Jérsusalem-Est sont ainsi inclus dans la loi et un éventuel accord de paix devrait être soumis à un référendum avant d'entrer en vigueur.

Seule exception possible, une majorité des deux tiers des députés (80 sur 120) permettrait d'éviter la consultation populaire.

La droite religieuse israélienne appuie la notion du recours au référendum, mais la ministre de la Justice, Tzipi Livni, est contre. Chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens, Mme Livni estime que seul le Parlement est habilité à statuer sur une telle question. « Les élections générales constituent le vrai référendum », a affirmé Mme Livni dirigeante du petit parti centriste HaTnouha. Ce dernier fait de la relance du processus de paix sa priorité.

Mme Livni devait rencontrer le secrétaire d'État américain, John Kerry, jeudi, selon des médias israéliens. Elle est accompagnée de l'envoyé spécial de M. Nétanyahou pour les pourparlers de paix, l'avocat Yitzhak Molcho.

Israël et les Palestiniens ont toutefois tempéré, mercredi, les espoirs d'une éventuelle reprise des négociations en vertu de la reformulation de l'initiative de paix arabe appuyée par les États-Unis. Cette piste de solution reconnaît explicitement le principe d'un échange de territoires.

« Le conflit israélo-palestinien n'est pas territorial, mais porte sur l'existence même de l'État d'Israël », a réaffirmé M. Nétanyahou. La ministre des Communications, Gilad Erdan, a d'ailleurs répété le refus d'Israël de négocier sur la base des frontières antérieures à 1967.

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