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Pas de stress... pour l'instant, dit Herta

02/05/2013 09:37 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT

Si Alexandre Tagliani pensait pouvoir travailler avec un coéquipier à Indianapolis, ce n'est plus d'actualité. Son patron Bryan Herta l'a confirmé au réseau Speed en marge de la course de Sao Paulo.

L'équipe Bryan Herta Autosport a dû laisser tomber l'idée d'inscrire une deuxième voiture. Tagliani devra se débrouiller tout seul, mais il a de bons repères à Indianapolis, notamment sa remarquable pole position de 2011. Avec le soutien technique de Honda, l'équipe aura des ambitions pour l'édition 2013 de l'Indy 500. Encore faut-il qu'elle ait terminé sa période d'adaptation aux nouveaux paramètres de la saison.

Après les résultats encourageants de l'équipe en 2012 (avec le moteur Honda), et l'optimisme d'avant saison de Tagliani, les premiers résultats ont été décevants. En qualifications : 17e, 15e et 21e. En course : 10e, 11e et 19e (accrochage). Pas de quoi se vanter.

Tagliani prétend que la voiture est bonne et rapide en configuration circuit urbain. Mais plusieurs équipes ont dû relever le défi de s'habituer aux pneus Firestone 2013.

« La bonne nouvelle est que nous comprenons ce qui ne va pas, a dit Herta au réseau Speed. Mais nous n'avons pas encore réussi à nous adapter à la nouvelle génération des pneus Firestone. Dans les deux premières courses, nous avons pris des notes. Alexandre a dû aussi apprendre à les utiliser au mieux. Comme nous n'avons qu'une auto, ça nous demande plus de temps pour trouver les bons réglages et choisir la bonne direction, et c'est ce que nous devons traverser. »

Dans les rues de Long Beach, Tagliani avait un rythme similaire aux voitures les plus rapides, mais un accrochage avec Charlie Kimball, présomptueux à sa sortie des puits, ne lui a pas donné la chance d'aller chercher un résultat à la hauteur des possibilités de la voiture no 98.

« Je crois que nous comprenions mieux les pneus à Long Beach... mais nous nous sommes arrangés pour ne pas en profiter, a-t-il ajouté avec un brin de sarcasme. Nous nous sommes fait prendre en qualif. Alexandre n'a pas pu faire de temps en pneus tendres (rouges) à cause d'un drapeau rouge. Il était à trois virages de faire un chrono qui lui aurait permis de finir dans le top 3 de son groupe. Je suis à peu près certain qu'on aurait pu se retrouver dans le "ast six".

« En course, nous avons dû réagir en adoptant une stratégie décalée, a expliqué Herta. On a fait rentrer Alexandre très tôt, pour qu'il puisse ressortir loin de la circulation et aller vite. Ce qu'il a fait, mais il s'est cogné le nez sur Kimball. Ce qui a mis fin à nos chances. »

Passer des espoirs aux points

Le manque de résultats n'a pas démotivé l'équipe, mais Bryan Herta croit qu'il faut maintenant aller chercher des points.

« Nous devons convertir toute l'énergie positive de l'équipe en résultats, a averti Herta. Nous avons vraiment eu du mal à St. Petersburg, et nous avons terminé 10e avec une voiture qui ne valait pas plus qu'une 20e place. Mais nous avons bien travaillé en course. Ça a été un peu mieux à Birmingham, mais c'est à Long Beach que nous avons commencé à mieux comprendre la voiture. »

« Quand je sais qu'Alexandre et son ingénieur Todd Malloy sont sur la même longueur d'onde, ça me rassure. Ce n'était pas le cas à St. Ptersburg, mais à Long Beach, c'était évident. Je leur lance mon chapeau, car ils ne pouvaient pas se fier au travail de l'an dernier et ont dû effectuer de nouveaux réglages pour 2013. »

Concernant la course de Sao Paulo, l'équipe fait face au défi de devoir comprendre rapidement le circuit urbain de 11 virages, car c'est un week-end de deux jours. Et comme ils n'ont pas participé à la course de 2012, ils n'ont pas de points de repère avec la DW12.

« Ça peut aller dans les deux sens, a croit Bryan Herta. C'est clair que nous devrons travailler plus fort, car nous n'avons pas de données du châssis DW12 sur ce circuit. Mais Alexandre s'est montré à l'aise là-bas et il connaît les pièges du circuit. Donc, les enseignements de Long Beach vont nous aider. On ne stresse pas trop pour le moment. »

Bryan Herta affirme que, de toute façon, personne ne se souvient des résultats du début de saison.

« Il reste beaucoup de temps pour marquer de gros points, et connaître une bonne saison », a conclu le patron de l'équipe.

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