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Montréal verra Jay Baruchel jouer Sherlock Holmes sur les planches (ENTREVUE)

02/05/2013 05:26 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT
Courtoisie

Lors de la conférence de presse organisée autour de la pièce de théâtre Sherlock Holmes, la vedette hollywoodienne Jay Baruchel s'est présentée avec un chandail aux couleurs des Canadiens de Montréal, à quelques heures du début de la série éliminatoire les opposant aux Sénateurs d'Ottawa. Fier partisan du CH, l'acteur devra cependant manquer plusieurs matchs des Glorieux, lui qui montera sur les planches du Centre Segal dès le 5 mai.

Apparu au cinéma dans Almost Famous, Million Dollar Baby, Knocked up, Just Buried, The Trotsky, The Good Neighbours, Goon et Cosmopolis, Jay Baruchel n'est pas reconnu pour ses prouesses théâtrales. « J'avais 17 ans la dernière fois que j'ai joué sur scène et j'en ai aujourd'hui 31 ! Je ne vais pas mentir: l'idée de faire du théâtre est aussi excitante qu'épeurante. Je suis très nerveux. Non seulement je ne suis pas monté sur les planches depuis longtemps, mais je suis entouré de gens pour qui c'est un métier. Chacun d'entre eux m'a aidé à devenir meilleur. »

L'expérience revêt un cachet particulier pour Baruchel, puisque l'aventure se déroule dans un théâtre près de chez lui, dans Notre-Dame-de-Grâce. « Je ne peux pas vous dire à quel point c'est agréable de travailler à la maison. J'ai l'habitude de quitter la ville et même le pays pour aller tourner. Mais cette fois, je me réveille dans mon propre lit et je conduis ma voiture pour aller répéter. C'est ici que j'ai grandi, et c'est ici que je veux vivre le reste de ma vie. Montréal est le seul endroit où je me soucie de ce que les gens pensent de moi. »

L'idée de voir Jay Baruchel sur les planches du Centre Segal germait dans la tête du directeur artistique, Paul Flicker, depuis un moment. « L'année dernière, je regardais The Trotsky à la télé, et je me suis dit qu'il fallait travailler avec Jay. J'ai envoyé un courriel à sa mère, qui lui a transféré, et j'ai pu lui envoyer quelques pièces. Quand nous nous sommes rencontrés, il m'a répondu qu'il aimait l'ensemble des pièces, mais que Sherlock Holmes l'attirait beaucoup plus que les autres », a-t-il mentionné.

Le personnage est un grand coup de cœur pour l'acteur. « Sherlock Holmes est intellectuellement supérieur, un peu weird, excentrique et marginal, mais il trouve toujours le moyen de faire son chemin. C'est l'un des personnages les plus cool que j'ai joués.»

Écrite par Greg Kramer, qui est décédé la veille du premier jour de répétitions, la pièce de théâtre conserve l'essence du célèbre personnage inventé par Sir Arthur Conan Doyle. « C'est impossible de faire abstraction des nombreuses productions qui ont été faites au cours des dernières décennies, mais Kramer n'a pas voulu copier ce qui s'est fait auparavant. Son but était d'aller dans une nouvelle direction, mais sans trahir l'œuvre originale », explique le metteur en scène Andrew Shaver.

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