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La BD québécoise sera en vedette au Musée des beaux-arts de Montréal

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MICHEL RABAGLIATI
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Franchement, La Pastèque a de quoi sourire. Depuis sa création en 1998, la petite maison d’édition québécoise a bien grandi. 115 albums plus tard et de nombreux prix internationaux, elle est aujourd’hui le fer de lance de toute une génération de bédéistes bien de chez nous. Pour fêter ses quinze, là voilà qui fait son entrée par la grande porte au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) avec une exposition en préparation.

«On profite de nos 15 ans pour emmener la bande dessinée encore plus loin», a déclaré en entrevue après la conférence de presse, Frédéric Gauthier, le cofondateur des éditions.

En effet, du 15 novembre 2013 au 30 mars 2014, le MBAM accueillera l’exposition La Pastèque au Musée. «L’idée n’est pas nouvelle. On s’est inspiré de plusieurs exemples déjà faits auparavant comme en 2011 avec l’exposition Big Bang.»

Quinze fameux bédéistes des éditions La Pastèque sont allés choisir une œuvre de la collection permanente du MBAM afin de créer une BD personnelle. «Le résultat qui ne doit pas dépasser deux pages sera le corps de l’exposition. Ils ont eu carte blanche pour exprimer ce qu’ils ressentent.»

Ce qui a été le cas de l’illustratrice Isabelle Arsenault (Jane, le renard et moi) qui a choisi un tableau de Lemieux. «L’œuvre de l’artiste québécois qui m’a beaucoup frappé ne comporte pas de personnages, seulement un décor. Je m’en suis servi pour faire l’arrière-plan de chacune des cases de mon histoire. Le tableau revient à chaque image et se transforme au fil du récit», a-t-elle expliqué.

Ainsi, elle rejoint d’autres collègues artistes et bédéistes des éditions La Pastèque tels que Michel Rabagliati (La série Paul), Rémy Simard (Boris), Réal Godbout (L’Amérique ou le Disparu) ou Pascal Blanchet (Nocturne). Chacun a fait ses choix. Pascal Girard (Comment faire disparaître sa voisine) a porté son dévolu sur un dessin d’ours au Nunavut, Paul Bordeleau (Faune), un tableau signé Serge Lemoyne et Réal Godbout, une gravure de Marc-Aurèle Fortin.

«Le musée ne fait pas de distinction entre les formes d’arts. Pour nous, ce qui est important reste l’acte de création», a déclaré Jean-Luc Murray, responsable des programmes éducatifs du MBAM.

Selon lui, l’idée n’est pas de choquer, mais plutôt de souligner l’importance que prend la BD, trop souvent reléguée en art mineur. «Le rôle des institutions est avant tout de reconnaître ce qui se passe dans leur milieu. La bande dessinée connaît une effervescente exceptionnelle. Il est donc normal de lui faire la place qu’elle mérite.»

Une exposition à découvrir dès l’automne prochain.

Pour plus d’information, visitez le site de La Pastèque ou celui du Musée des beaux-arts.

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La BD québécoise au Musée des beaux-arts