POLITIQUE

Les propos de Cloutier plongent Legault et Fournier dans l'embarras

01/05/2013 05:20 EDT | Actualisé 01/07/2013 05:12 EDT
PC

QUÉBEC - Jean-Marc Fournier et François Legault ont nié, mercredi, avoir trempé dans les manoeuvres d'un ex-cadre de la société de génie-conseil Roche, Gilles Cloutier.

Les propos de cet ancien organisateur politique devant la Commission Charbonneau ont créé une onde de choc sur la colline parlementaire à Québec où les élus pointés du doigt se sont empressés de clamer leur intégrité.

En point de presse, le chef parlementaire libéral Jean-Marc Fournier s'est défendu d'avoir «débloqué» une subvention pour l'usine de filtration de Saint-Stanislas-de-Kostka, en 2003, à la demande express de M. Cloutier.

«On recevait des appels des maires, de plein de monde pour des dossiers, (mais) ce n'est pas le facteur qui fait que la subvention est donnée», a déclaré M. Fournier, mal à l'aise.

L'intervention de M. Cloutier n'a eu aucune influence sur l'octroi de la subvention puisque le projet avait franchi toutes les étapes de vérification de la part des fonctionnaires et était prêt à être annoncé, a assuré M. Fournier.

L'ancien ministre des Affaires municipales a admis connaître Gilles Cloutier et s'est rappelé l'avoir croisé à «cinq ou six reprises», entre autres lors d'une soirée de la firme Roche au Stade olympique. Plusieurs élus libéraux étaient présents à cet événement, notamment Jacques Dupuis, Tony Tomassi et Michel Bissonnet.

«Je n'ai rien à me reprocher là-dedans. Ce n'est pas parce que je suis allé donner la main à 200 maires dans un restaurant au Stade olympique que je suis redevable de quoi que ce soit», a-t-il soulevé.

Le leader libéral a dit trouver «pénible» d'être reconnu «coupable par association» à cause de révélations devant la Commission Charbonneau.

«Dès le moment où quelqu'un arrive devant la commission, on est coupable par association. Je suis excessivement déçu, je sais que ça va être écrit dans les journaux et ça me peine encore plus», a-t-il lâché.

Éclaboussé à son tour, François Legault s'est quant à lui défendu d'avoir informé Gilles Cloutier à l'avance, à l'époque où il était député péquiste, de l'imminence d'un chantier à Sainte-Julienne dans sa circonscription de Rousseau.

«Je lui ai donné des informations qui étaient publiques, aucune information privilégiée», a insisté le chef de la Coalition avenir Québec, qui a quitté le Parti québécois en 2009.

«Comme tout bon député, quand j'ai eu de l'information sur des travaux qui devaient être faits, soit des informations qui venaient des municipalités ou du ministère des Transports, je les ai transmises comme je l'aurais fait pour n'importe qui», a-t-il dit.

M. Cloutier, ancien vice-président au développement des affaires chez Roche, était bien présent dans les activités de financement du Parti québécois, a tenu à souligner le leader de la CAQ.

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