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Entreprises bannies: Applebaum persiste et signe

01/05/2013 12:46 EDT | Actualisé 30/06/2013 05:12 EDT
Radio-Canada

Même s'il fait face à un barrage de critiques rarement vu depuis son arrivée au pouvoir, le maire de Montréal Michael Applebaum maintient son intention d'écarter des appels d'offres les entreprises qui s'incriminent devant la commission Charbonneau pour une période de cinq ans.

Les partis de Louise Harel et de Richard Bergeron ont eu beau voter en faveur de la politique en décembre, ils qualifient la décision du maire Applebaum de précipitée et d'inéquitable, alors que la commission Charbonneau et l'Autorité des marchés financiers (AMF) enquêtent déjà sur les firmes de génie-conseil.

« Ce que je souhaite, c'est qu'on suspende jusqu'à la décision de l'AMF », a déclaré la chef de l'opposition officielle, Louise Harel.

Le président de l'Ordre des ingénieurs du Québec, Daniel Lebel, reproche aussi à la Ville de pénaliser indirectement tous les employés d'une entreprise, et pas seulement ses dirigeants.

« Je comprends ça, on a le goût de sanctionner. Moi-même en tant que président de l'Ordre, si je pouvais sanctionner demain matin certains actes je le ferais, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne », affirme Daniel Lebel.

Il estime par ailleurs que l'application de ce règlement pourrait avoir un impact majeur sur la province, étant donné que la plupart des entreprises qui ont reconnu leur faute devant la commission Charbonneau sont des importants fleurons québécois.

Le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée, lance un appel à la prudence aux élus municipaux.

« Je pense qu'il faut réfléchir à faire la distinction entre les responsables et des entreprises plus largement. Pour l'instant, je n'ai pas l'impression qu'on a la méthode optimale, alors je les invite à la réflexion », souligne le ministre Lisée.

Applebaum garde le cap

Le maire Michael Applebaum refuse pour l'instant de reculer, mais offre la possibilité aux entreprises visées de négocier avec la Ville.

« Je les invite à retourner s'asseoir avec notre contentieux, notre contrôleur général et de proposer des sommes d'argent pour retourner à la Ville de Montréal pour que je puisse aussi baisser les taxes de nos contribuables », précise le maire.

Cette affaire, qui risque de rebondir à la prochaine assemblée du conseil municipal, constitue un test important pour la coalition au pouvoir.

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