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Charte du bois : au-delà des attentes de l'industrie

30/04/2013 03:37 EDT | Actualisé 29/06/2013 05:12 EDT

La Charte du bois, présentée mardi matin par le gouvernement Marois, est accueillie avec une immense satisfaction par l'industrie du bois.

La charte comprend une série de changements au Code du bâtiment. Québec entend notamment permettre la construction de structures en bois de cinq à six étages. Actuellement, la limite est de quatre étages.

Le gouvernement Marois prévoit aussi un plan de formation pour les ingénieurs et les architectes.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, entend également augmenter le nombre de structures en bois dans les édifices publics. L'option de la construction en bois devra désormais être envisagée pour tous les projets financés avec des fonds publics. Le gestionnaire de projet sera donc obligé d'élaborer un plan de construction en bois, et de le comparer avec les autres matériaux comme l'acier et le béton.

« Ce n'est pas de privilégier l'un ou l'autre des matériaux. C'est de les mettre tous au même pied d'égalité », précise la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

Le porte-parole de Chantiers Chibougamau, Frédéric Verreault, salue l'initiative de Québec. Le gouvernement s'était d'ailleurs engagé à mettre en place une série de mesures pour favoriser la construction de structures en bois, après que Chantier Chibougamau ait été écartée du chantier de l'amphithéâtre de Québec.

À cet effet, il rappelle que l'industrie ne sollicite pas de traitement de faveur. « S'il y a une obligation de faire un travail, qui soit vigoureux, pas de le balayer du revers de la main, parce que ça ne nous tente pas l'option du bois. Je pense qu'on ne déshabille pas Jean pour habiller Paul. On n'avantage pas un matériau par rapport à un autre », dit-il.

Même son de cloche du côté de Louis Poliquin, directeur de Cecobois, un organisme qui a fait des recommandations au gouvernement dans ce dossier, selon qui, Québec dépasse même les attentes de l'industrie.

« Je pense que le gouvernement du Québec va au-delà des engagements qu'il y a eu jusqu'à maintenant, à savoir l'obligation d'évaluer une construction en bois dans les projets publics, parce qu'on sait qu'il est sous-utilisé à l'heure actuelle », défend-il.

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