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Le président égyptien annonce un compromis avec le pouvoir judiciaire

28/04/2013 07:50 EDT | Actualisé 28/06/2013 05:12 EDT

Mohamed Morsi calme le jeu avec le pouvoir judiciaire égyptien au sujet d'une loi qui entraînerait la révocation de milliers de juges. Le président égyptien gèle le projet de réforme voulu par les islamistes et propose de présider une conférence sur l'avenir de la justice.

Il en a fait l'annonce dimanche au terme d'une rencontre avec les principaux responsables de l'appareil judiciaire.

Le parti islamiste modéré Al Wassat, allié des Frères musulmans, avait présenté une proposition de loi qui prévoit de ramener de 70 à 60 ans l'âge de retraite pour les magistrats, ce qui contraindrait 3000 d'entre eux à quitter immédiatement leurs fonctions.

Les alliés du président Morsi soutiennent que les tribunaux sont remplis de loyalistes de l'ancien régime de Hosni Moubarak.

L'opposition de son côté accuse les partisans de M. Morsi de réclamer une réforme du pouvoir judiciaire comme couverture pour y installer leurs propres alliés.

Des milliers de juges se sont rencontrés la semaine dernière pour réclamer que des organisations internationales enquêtent sur la crise.

Ce n'est pas la première fois que le président Morsi est à couteaux tirés avec les magistrats.

Des tribunaux ont à plusieurs reprises invalidé des décisions du président, notamment un décret appelant à des élections législatives en avril et le limogeage controversé du procureur général de la République qui avait été nommé sous Moubarak.

Les juges ont également été derrière la mobilisation contre le président en novembre, pour protester contre les pouvoirs élargis qu'il s'était attribués. Il avait tenté de placer ses décisions hors d'atteinte de la justice. Le décret a finalement été annulé.

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