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Bangladesh : Loblaw se dit « attristée », un syndicat canadien réclame la punition des multinationales

26/04/2013 07:36 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT

L'effondrement d'un immeuble au Bangladesh, où plus de 300 ouvriers ont trouvé la mort, a suscité la réaction de l'entreprise Loblaw, qui fabrique une partie de ses produits dans ce pays.

La compagnie a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et a indiqué que sa priorité est d'aider « les familles des victimes ».

Elle a également souligné dans un communiqué qu'elle entamera des changements pour « prévenir » des incidents similaires à l'avenir.

L'entreprise a indiqué qu'une équipe se rendra au Bangladesh afin de « trouver des réponses » concernant les causes de la tragédie.

Loblaw affirme par ailleurs qu'elle fait en sorte que ses produits soient fabriqués dans le respect des normes « socialement responsables », mais reconnaît que les mesures prises par la compagnie en cette matière n'ont pas concerné les normes des bâtiments.

« Désastre criminel »

Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) a eu des mots durs contre les multinationales.

Le président du syndicat, Dave Coles, a affirmé par voie de communiqué que les normes « les plus fondamentales de l'Organisation internationale du travail ont été violées et que les détaillants responsables devraient être condamnés en vertu des dispositions les plus sévères et traduits rapidement en justice ».

Le SCEP estime que « ce désastre criminel est le résultat direct d'un capitalisme déréglementé de libre marché ».

« Les photos de l'effondrement d'une usine au Bangladesh illustrent la cupidité des entreprises qui ont perdu la tête. Ce désastre criminel est le résultat direct d'un capitalisme déréglementé de libre marché », a déclaré M. Coles.

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