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Syrie : le minaret d'une mosquée du 12e siècle détruit

25/04/2013 03:23 EDT | Actualisé 24/06/2013 05:12 EDT

Le minaret d'une célèbre mosquée sunnite érigée au 12e siècle dans la ville d'Alep, en Syrie, a été détruit mercredi, laissant un tas de gravats et de débris de métal dans la cour où se trouvait la tour.

Le régime de Bachar Al-Assad et les militants anti-gouvernementaux se sont pointés du doigt pour cette attaque contre la Grande Mosquée d'Alep, située dans le cœur de la vieille ville, un site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Il s'agit de la seconde fois qu'une mosquée sunnite historique est sérieusement endommagée en l'espace de quelques jours. Il y a un peu plus d'une semaine, le minaret de la mosquée historique Omari a été détruit à Daraa, dans le sud du pays.

L'agence de presse officielle du régime Al-Assad soutient que le groupe Jabhat al-Nusra, lié à al-Qaïda, a fait exploser le sanctuaire d'Alep. Ces informations sont démenties par un militant d'Alep, Mohammed al-Khatib, selon qui un char d'assaut de l'armée syrienne a « totalement détruit » le minaret.

À l'extérieur de la mosquée, dans la cour, se tenait un homme qui semblait être un combattant rebelle. Il a présenté la même version des faits.

Des combats ont aussi été rapportés du côté de Damas, mercredi. Des obus de mortier ont fait des ravages dans une banlieue de la capitale syrienne, tuant au moins sept personnes et en blessant des dizaines d'autres, ont indiqué des médias publics syriens et des militants.

Les banlieues entourant Damas ont été les bastions de l'opposition pendant la majorité du conflit, qui perdure depuis deux ans. Les rebelles, qui se battent pour renverser le régime du président Bachar Al-Assad, ont mis en place des enclaves dans le secteur, d'où ils tirent des obus de mortier sur la capitale et sèment la peur parmi les résidants.

Les combattants de l'opposition espèrent étendre leur emprise et éventuellement s'introduire dans la capitale, Damas, depuis la banlieue.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a indiqué que les obus sont tombés à proximité d'un bâtiment municipal et d'une école de Jaramana, mercredi.

L'Observatoire, qui s'appuie sur les rapports d'un réseau de militants sur le terrain, a pour sa part indiqué que dix personnes ont été tuées et que 30 ont été blessées dans les attaques.

Ailleurs, les responsables de l'église syrienne ont déclaré, mercredi, que le sort réservé à deux évêques enlevés dans le nord du pays demeurait inconnu. La veille, les responsables avaient soutenu que les deux religieux avaient été libérés.

Monseigneur Tony Yazigi, de l'Église grecque orthodoxe basée à Damas, a déclaré mardi que les évêques, qui travaillaient tous deux dans la ville septentrionale d'Alep, avaient été libérés.

Plus tard mardi, le chef religieux a déclaré dans un communiqué publié sur son site Web qu'il n'avait reçu « aucun document officiel indiquant que les évêques étaient libres ».


Associated Press

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