POLITIQUE

Réjean Hébert très préoccupé par les soins privés dispensés au CHUM

25/04/2013 12:04 EDT | Actualisé 25/06/2013 05:12 EDT
PC

Le ministre de la Santé du Québec, Réjean Hébert, se dit très préoccupé par le fait que des médecins qui utilisent des salles d'opération du CHUM à des fins privées ne paient pas ce qu'ils doivent à l'hôpital.

Réagissant jeudi à la diffusion d'un reportage de Radio-Canada sur les médecins qui doivent de l'argent à l'hôpital, Réjean Hébert a déclaré qu'il allait questionner son ministère sur cette situation.

Le ministre trouve par ailleurs « particulier » le fait qu'il ne puisse pas obtenir dans son ministère un portrait fidèle du nombre de chirurgies qui sont faites dans les hôpitaux du Québec.

La direction du centre hospitalier universitaire tente de se faire rembourser des milliers de dollars par des chirurgiens qui auraient utilisé gratuitement les installations du centre hospitalier pour opérer au privé.

Au moins une vingtaine d'interventions n'auraient pas été payées.

Réjean Hébert a expliqué que l'utilisation de salles d'opération publiques pour la médecine privée est tout à fait légale, dans la mesure où les médecins remboursent les sommes dues à l'État pour l'utilisation de ces salles.

Priorité au public, rappelle Réjean Hébert

Mais même si cette pratique est légale, souligne le ministre, il faut s'assurer que ces salles servent d'abord au réseau public, avant de servir au privé.

Rappelons que le CHUM permet à ses médecins d'utiliser ses salles d'opération pour des interventions chirurgicales au privé, même si plus de 8500 patients attendent d'y être opérés.

« Ce qui me préoccupe, c'est qu'il y ait des gens en liste d'attente et qu'on utilise des blocs opératoires pour faire de la chirurgie privée qui est moins prioritaire que les besoins cliniques des gens qui attendent, par exemple, pour une chirurgie du cancer », a expliqué Réjean Hébert.

Discutable sur le plan éthique et fiscal

En point de presse à Québec jeudi, Réjean Hébert s'est aussi dit préoccupé par l'éthique de certains médecins du CHUM qui ont accepté d'opérer en se faisant payer en argent comptant. Ce qui pose non seulement des problèmes d'éthique, mais également fiscaux aux yeux du ministre de la Santé.