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Les tribulations de SNC-Lavalin en Algérie se poursuivent

24/04/2013 03:10 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

Un texte de Kamel Bouzeboudjen


Le journal algérien Al-Khabar rapporte, dans son édition de mardi, avoir obtenu une copie d'une lettre transmise par des cadres algériens de SNC-Lavalin au vice-président, directeur Infrastructure et construction, Charles Chebl.

Dans cette missive, les cadres « dénoncent la corruption » des dirigeants de l'entreprise en Algérie et s'interrogent sur les raisons des opérations de congédiement de plusieurs cadres qui « œuvrent pour l'entreprise depuis plus de dix ans ».

Selon les auteurs de la lettre, « celui qui est derrière la politique de licenciement est soupçonné d'être impliqué dans des affaires de corruption » dans un projet de l'entreprise dans la région de Bouira, à l'est d'Alger.

La lettre souligne également des « pratiques dangereuses » d'un de ses dirigeants de l'entreprise en raison de « ses liens avec des parents de responsables algériens, dont des responsables à la présidence de la République et au ministère des Affaires religieuses, en vue de l'obtention de contrats importants ».

Les auteurs de la lettre ne citent pas le nom du dirigeant de SNC-Lavalin.

Les cadres évoquent également le recrutement du fils d'un général de l'armée algérienne.

Par ailleurs, l'article d'Al-Khabar évoque une enquête du ministère algérien du Travail sur des soupçons d'« emplois fictifs ».

Une source du ministère du Travail, cité par le journal, indique que les enquêteurs soupçonnent par ailleurs que derrière « le gonflement des salaires des étrangers » se cacherait une opération de « fuite de capitaux ».

Al-Khabar indique qu'en raison des enquêtes sur les contrats de SNC-Lavalin, plusieurs offres de l'entreprise n'ont pas été retenues lors d'appels d'offres.

Au moment de publier cette nouvelle, SNC-Lavalin n'avait pas répondu à nos demandes d'entrevues.

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