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Italie : Enrico Letta à la tête du prochain gouvernement

24/04/2013 02:30 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

Le numéro deux du Parti démocrate italien, Enrico Letta, a été désigné mercredi par le président Giorgio Napolitano comme nouveau chef du futur gouvernement italien.

Enrico Letta, qui devient président du conseil des ministres, aura comme première tâche de former le nouveau gouvernement qu'il sera appelé à diriger.

M. Letta, qui est issu du centre gauche, a déclaré mercredi qu'il entamerait dès jeudi des discussions sur la formation de son gouvernement.

En l'absence de majorité claire, le nouvel exécutif devra regrouper, comme le précédent, les partis dits « de gouvernement » qui refusaient pourtant de former une grande coalition depuis le scrutin de la fin février.

Enrico Letta a cependant prévenu mercredi qu'il n'entendait pas former un gouvernement « à n'importe quel prix ».

Le Peuple de la liberté (droite) de Silvio Berlusconi, le Parti démocrate et le Choix citoyen (centre) de Mario Monti, président du Conseil sortant, se sont tous trois dits prêts à coopérer avec le nouveau chef du gouvernement.

« Du fait de la crise que traverse le pays, il a besoin d'un gouvernement fort, stable, à même de prendre des décisions importantes », a déclaré Silvio Berlusconi.

Réélu contre son gré, Giorgio Napolitano, qui est âgé de 87 ans, a menacé de démissionner s'il se heurte de nouveau à la « surdité » des partis politiques, dont il a fustigé lundi l'irresponsabilité.

L'emploi, l'aide aux PME et les institutions à réformer

Le chef de l'État a plaidé pour la formation rapide et « sans hésitation » d'un nouveau gouvernement chargé de relancer une économie en récession et de réformer des institutions politiques inefficaces, à commencer par la loi électorale largement responsable de l'impasse dans laquelle l'Italie se trouve, avec une majorité de gauche à la Chambre des députés, mais un Sénat incontrôlable.

Quant à Enrico Letta, il a déclaré mercredi que les priorités de son gouvernement seraient l'emploi, le soutien aux petites entreprises et une réforme en profondeur des institutions.

En Italie, le taux de chômage frôle les 12 %, dont le tiers des jeunes du pays. 

En ce qui a trait à l'économie, il a jugé que l'Union européenne s'était jusqu'à présent trop concentrée sur les politiques d'austérité et qu'il fallait davantage promouvoir la croissance économique.

L'espoir de la formation rapide d'un gouvernement a d'ailleurs rassuré les marchés financiers.

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