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Daniel Breton dénonce une opération « kafkaïenne » de l'opposition

24/04/2013 02:18 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

Devant la commission parlementaire au sujet de son passage au Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), l'ex-ministre péquiste Daniel Breton a dénoncé mercredi une opération « kafkaïenne » de l'opposition basée sur des rumeurs.

Le député Breton s'est dit victime d'intimidation de la part des députés de l'opposition. Il a expliqué que lors de sa visite au BAPE, il était préoccupé de rétablir l'indépendance de l'organisme.

Il a nié avoir demandé les numéros de téléphone des membres du BAPE en octobre dernier. Il s'est également défendu d'avoir transgressé son indépendance.

M. Breton a dit ne pas comprendre pourquoi il doit s'expliquer, soutenant que la commission parlementaire s'appuie sur un article de journal qui cite des sources anonymes rapportant des faits qu'il juge faux.

Se qualifiant d'homme blessé, amer et désabusé, il a demandé des excuses au journaliste et au chef parlementaire du Parti libéral du Québec (PLQ) Jean-Marc Fournier. 

Malgré ses explications, M. Breton n'a toutefois pas réussi à convaincre les partis d'opposition.

« Tous les autres éléments de chacun des articles ont été confirmés par chacun des commissaires du BAPE sous serment », a indiqué le libéral Pierre Paradis.

De son côté, la députée de Québec solidaire Françoise David a qualifié la commission parlementaire de « perte de temps ». 

« Je soulève respectueusement qu'au terme de cet après-midi d'auditions, nous ne serons pas plus avancés. Et que les contribuables nous auront payés pour perdre notre temps », a-t-elle déploré. 

Allégations d'ingérence

Le député péquiste Daniel Breton doit s'expliquer devant un comité parlementaire au sujet d'une visite controversée au BAPE alors qu'il était ministre. Des allégations d'ingérence dans le fonctionnement du BAPE ont circulé en novembre dernier.

Les députés siégeant à la commission parlementaire mandatée pour faire la lumière sur cet incident ont voté, la semaine dernière, une motion pour assigner M. Breton à comparaître.

Les députés caquistes et libéraux ont ainsi contraint M. Breton à comparaître malgré ses deux requêtes écrites auprès de la présidente de la commission, la députée libérale Fatima Houda-Pépin, dans lesquelles il indiquait ne pas souhaiter être entendu.

L'ancien ministre de l'Environnement avait dû démissionner, l'automne dernier, deux mois à peine après sa nomination. M. Breton avait quitté ses fonctions dans la foulée d'une controverse à propos de loyers impayés et d'infractions routières.

Cinq commissaires du BAPE ont déjà été entendus par la commission, tout comme le successeur de M. Breton, le ministre Yves-François Blanchet.

L'attaché de presse Sébastien Marcil a cependant dénoncé le recours à une procédure exceptionnelle et il a répété que M. Breton ne s'est jamais ingéré dans les dossiers du BAPE lors de sa visite. 

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