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Droit de parole des députés : le président de la Chambre sous pression

23/04/2013 02:52 EDT | Actualisé 22/06/2013 05:12 EDT

La vie n'est pas facile pour Andrew Scheer depuis quelques jours. Le président de la Chambre des communes est désormais sous la loupe des observateurs alors qu'il évalue la notion de liberté de parole dont dispose un député au Parlement.

M. Scheer, un conservateur, a tout d'abord entendu la plainte officielle déposée le mois dernier par son collègue Mark Warawa, selon laquelle ce dernier s'est vu refuser, par le whip du parti, le privilège de présenter une déclaration en Chambre.

Le président a par la suite écouté l'avis des libéraux, qui ont récemment présenté leur propre motion sur les déclarations de député, des allocutions de trois minutes effectuées par les députés lors des quelques minutes précédant le début de la période des questions, chaque jour.

Le député indépendant Bruce Hyer a sauté dans l'arène, lundi. M. Hyer a perdu une occasion de prononcer l'une de ces allocutions aux Communes, l'an dernier, lorsque le Nouveau Parti démocratique (NPD) a réalisé qu'il allait annoncer son départ du caucus.

La motion libérale sur ces déclarations a toutefois été reportée à plus tard, cette semaine, après que les conservateurs eurent soudainement remis à l'ordre du jour le débat sur un projet de loi antiterroriste.

Davantage de députés libéraux devraient appuyer l'esprit de la revendication de M. Warawa au cours des prochains jours, ne serait-ce que pour retarder le jugement de M. Scheer jusqu'à ce que leur motion soit débattue.

Le NPD s'est lui aussi prononcé, mais uniquement pour dire qu'il s'agissait d'un problème interne des conservateurs.

Le président Scheer a jusqu'à maintenant écouté 11 conservateurs demandant des garanties concernant leur liberté d'expression.

Le premier ministre Stephen Harper n'a cependant jamais été critiqué par les députés conservateurs. Ceux-ci semblent plutôt en avoir contre l'attitude du whip Gordon O'Connor, qui a dit à M. Scheer que le rôle du président n'était pas de décider qui pouvait s'exprimer, mais seulement d'agir en tant qu'« arbitre ».

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