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Desjardins a vendu trop d'actions de son Capital régional et coopératif

23/04/2013 06:46 EDT | Actualisé 23/06/2013 05:12 EDT

Un texte de Maxime Bertrand

Le succès inespéré des actions proposées par Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) cette année a fait en sorte qu'au moins 2000 investisseurs qui croyaient avoir obtenu des actions de cette société de capital de risques se sont fait dire que la transaction ne pouvait être effectuée. Ils « se sont frappé le nez sur une porte », de l'aveu même de la porte-parole du Mouvement Desjardins, Nathalie Genest.

Selon les informations fournies par Nathalie Genest à Radio-Canada, les caisses ont dû composer avec un nombre élevé de demandes de souscriptions. Résultats, des investisseurs, qui croyaient du même coup pouvoir bénéficier d'un remboursement d'impôt,  se sont vu opposer un refus de la part de Desjardins.

Capital régional et coopératif Desjardins a remboursé les investisseurs ainsi refoulés.

« Le CRCD a 30 jours pour accepter ou non une transaction. Auparavant, il était rare que les gens se frappent le nez sur une porte, ils pouvaient obtenir ce produit-là rapidement et facilement », a expliqué Mme Genest. Sauf que cette année, les actions du CRCD se sont envolées en moins de six heures et environ 5 % des demandeurs ont dû changer leurs plans d'investissement. « C'est exceptionnel », assure-t-elle.

L'an dernier, les actions du CRCD avaient été vendues en cinq jours. Par les années passées, il pouvait s'écouler au moins quatre mois avant que ce stock d'actions ne s'épuise.

Pour une investisseuse telle que Francine Beaudoin, retraitée de Saint-Romuald, dans la région de Québec, il s'agit d'une déception coûteuse. Cette année, Mme Beaudoin a acheté des actions comme elle le fait depuis que Desjardins offre ce produit, soit depuis 2001. Mais cette fois, elle a eu la mauvaise surprise de se faire dire que la transaction ne pouvait être effectuée. Par conséquent, cette retraitée n'aura pas eu le remboursement d'impôt qu'elle escomptait et elle se sent lésée.

Desjardins affirme qu'elle tirera des leçons de cette situation.

Depuis 2001, Capital régional et coopératif Desjardins permet aux investisseurs de contribuer au démarrage, à l'expansion et à l'acquisition de petites entreprises au Québec, en région surtout. Les investisseurs n'ont pas à être des membres de Desjardins.

D'après le reportage de Maxime Bertrand

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