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Un dimanche au bureau

21/04/2013 02:05 EDT | Actualisé 20/06/2013 05:12 EDT

Le Canadien a tenu son tout premier entraînement dominical de la saison, et malgré les apparences, il ne faut pas y voir une punition pour une équipe qui a perdu le nord.

« J'avais peur de ne pas voir de rondelles sur la glace!, a lancé un P.K. Subban souriant, après l'exercice. Nous étions tous un peu nerveux en arrivant ici. Mais ce n'était pas un entraînement punitif, vraiment pas. C'était plus de revenir sur les détails, sur ce que nous faisions de bien. »

Brendan Gallagher, lui, avait déjà vécu le supplice du patinage sans rondelle plus tôt cette saison, à Hamilton.

« On avait perdu 5 ou 6-0 contre Toronto, raconte le petit attaquant. On avait quelques jours avant le match suivant, donc on s'est entraîné. Et il y avait quelques exercices sans rondelle, et ensuite avec rondelle! Quand les entraîneurs font ça, c'est parce que tu le mérites. Ils ne le font pas pour te punir, simplement pour te faire comprendre que tu dois travailler plus fort. Mais ça avait fonctionné, on avait remporté le match suivant. »

Le luxe du repos

N'empêche, les joueurs étaient tenus de se présenter à Brossard un dimanche pour la première fois de la saison, pour un exercice musclé d'environ 75 minutes. Au menu : travail le long des bandes, exercices à un contre un, clinique de blocage de tirs. Les temps ont changé.

Le Canadien des 40 premiers matchs de la saison formait une équipe dominante, constante, qui avait subi une seule séquence de trois défaites de suite.

Cette équipe avait donc eu droit, en février et en mars, à un horaire de travail bien plus allégé que ce que commande la convention collective. Sur les 59 jours de ces 2 mois, les hommes de Michel Therrien ont eu droit à 14 congés (pas de match ni d'entraînement), soit près du double du minimum de 4 par mois prescrit dans la convention.

« Ces choses-là vont ensemble, rappelle Lars Eller. C'est difficile pour les entraîneurs de donner des congés quand l'équipe ne joue pas bien. Quand tu ne gagnes pas, tu dois t'améliorer. »

La catastrophe en défense

Un de ces aspects à améliorer est évidemment le jeu défensif. Le Tricolore a accordé 25 buts à ses 5 derniers matchs. Au cours de cette séquence, la moyenne de Carey Price a bondi de 2,28 à 2,59, tandis que son efficacité a chuté de ,915 à ,905.

Il faut remonter à la saison 2006-2007 pour la dernière séquence de cinq matchs au cours de laquelle la défense montréalaise s'est montrée aussi généreuse. Du 26 février au 8 mars 2007, les gardiens Jaroslav Halak et David Aebischer s'étaient aussi fait cribler de 25 buts.

« Nous devons améliorer notre couverture défensive, nous avons accordé trop de chances de marquer à nos rivaux, a estimé l'attaquant Travis Moen. Nous devons aussi travailler sur notre jeu en zone neutre afin de limiter les surnombres. »

Comme Michel Therrien le répétait samedi, l'idée demeure de se préparer pour les séries, pour lesquelles le CH est pratiquement assuré de l'avantage de la patinoire au premier tour, malgré ses récents insuccès. La formation montréalaise compte 59 points, soit 4 de plus que les Maple Leafs de Toronto, avec 3 matchs à disputer.

Il s'agit simplement de chasser la lassitude qui semble s'être installée depuis que le Canadien a confirmé sa place au tournoi printanier, le 11 avril dernier.

« On a 10 jours pour se préparer pour les séries, on a 3 matchs, a rappelé Subban. Pour être honnête, il n'y a pas le même sentiment d'urgence. Ce n'est pas une excuse, en tant que professionnel, tu dois toujours avoir ce sentiment. Mais c'est plus difficile quand tu t'assures des séries en avance et qu'il te reste plusieurs matchs à jouer.

« On doit reprendre nos bonnes habitudes dès maintenant et on a le temps de le faire. »

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