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Interdiction de fumer dans les centres de détention

19/04/2013 12:42 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

Les établissements de détention du Québec deviendront entièrement non-fumeurs au cours des prochains mois. Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, en a fait l'annonce vendredi.

Le gouvernement libéral de Jean Charest avait songé à faire de même il y a trois ans avant de faire marche arrière devant le tollé suscité par la mesure.

L'implantation du règlement interdisant l'usage total du tabac se fera graduellement dans l'ensemble des établissements. Dès juin, le règlement sera en vigueur dans les établissements de Sept-Îles et de Percé. Au printemps 2014, tous les établissements de détention sous la responsabilité du ministère de la Sécurité publique seront non-fumeurs.

Afin de faciliter la transition, des ateliers de sensibilisation, un accompagnement par le personnel infirmier et un programme de soutien de l'arrêt tabagique seront offerts.

L'interdiction totale survient à la suite d'un projet-pilote mené durant plusieurs mois à l'Établissement de détention de Chicoutimi. Le projet-pilote visait à évaluer l'efficacité de l'interdiction totale de fumer à régler la problématique de la fumée secondaire dans les centres de détention.

Jusqu'à présent, une interdiction partielle permettait aux détenus de fumer à l'extérieur des établissements. Toutefois, les agents de service correctionnels réclamaient une interdiction totale devant la difficulté de faire respecter le règlement à l'intérieur par les détenus qui pouvaient tout de même conserver leurs cigarettes. Les gardiens de prison réclamaient l'arrêt immédiat de l'usage de la cigarette pour protéger leur propre santé et avaient déposé plusieurs griefs à cet effet.

Par voie de communiqué, le président du syndicat, Stéphane Lemaire, salue la décision du ministre et annonce du même coup que les griefs seront abandonnés.

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