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G20 : réduire la dette sans objectif précis

19/04/2013 06:01 EDT | Actualisé 19/06/2013 05:12 EDT

Au terme d'une rencontre des ministres des Finances des pays du G20, vendredi à Washington, ceux-ci ont annoncé qu'ils n'avaient pas jugé nécessaire de fixer des objectifs de réduction des dettes nationales, mais plutôt de s'entendre pour réduire globalement la dette.

« Nous avons convenu qu'il s'agirait de paramètres souples, des sortes d'objectifs stratégiques, des objectifs qui pourraient être amendés ou ajustés en fonction des situations spécifiques dans les économies nationales », a indiqué le ministre russe des Finances, Anton Siluanov.

Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion de deux jours, le G20 a également déclaré qu'il serait « attentif » aux éventuels effets négatifs des politiques monétaires non conventionnelles de soutien à la croissance adoptées par les banques centrales de plusieurs pays développés.

Le G20 a entre autres jugé qu'il était nécessaire de surveiller plus étroitement les retombées du plan de la Banque du Japon, qui compte racheter plus de 1000 milliards d'euros de produits financiers sur les marchés d'ici deux ans.

Les discussions du G20 ont également été dominées par la question de la zone euro, dont les économies n'arrivent pas à sortir du marasme. Plusieurs ont critiqué les politiques d'austérité mises en place, adoptées dans des efforts d'assainissement budgétaire, mais qui sont maintenant accusées de plomber la croissance, notamment de la Grande-Bretagne qui affronte sa cinquième récession en cinq ans.

Aussi les paradis fiscaux

Par ailleurs, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté vendredi à la rencontre du G20 un rapport dans lequel elle fait le point sur le respect des accords d'échange d'informations fiscales adoptés par 119 pays, les obligeant à lever le secret bancaire.

Dans son rapport, l'OCDE met à l'index 14 pays qui n'ont pas encore suffisamment adapté leur législation pour faciliter l'échange d'informations bancaires. L'OCDE estime ainsi que 13 juridictions, dont la Suisse, le Liban et le Panama, ne disposent pas des « éléments essentiels » permettant un échange effectif d'informations bancaires et ne peuvent donc pas passer à l'étape suivante de l'évaluation, qui consiste à évaluer la portée réelle de la législation.

Le document préconise également l'échange automatique de renseignements bancaires, tout comme l'ont déjà fait les États-Unis, l'Allemagne et la France. Pour l'instant, ces échanges d'informations s'effectuent seulement après une requête officielle.

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