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Des voix pressent Fredericton d'embaucher des gens bilingues à certains postes

19/04/2013 03:20 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick pourrait nommer des unilingues anglophones aux postes d'ombudsman ou de commissaire aux conflits d'intérêt même si la province est officiellement bilingue.

Cette année, l'Assemblée législative annoncera quatre nominations importantes :

  • Un commissaire aux langues officielles
  • Un commissaire aux conflits d'intérêts
  • Un ombudsman
  • Un défenseur des enfants et de la jeunesse

Ces hauts fonctionnaires doivent souvent s'exprimer, par les médias, devant la population. Selon le constitutionnaliste Michel Doucet, ils devraient pouvoir le faire dans les deux langues officielles.

« Si ce n'est pas le cas, ça envoie à mon avis un message qui est un peu négatif à la population, que ces hauts fonctionnaires qui doivent représenter l'ensemble des communautés ne sont pas obligés de s'exprimer à elles dans les deux langues officielles de la province. Sur le plan juridique et sur le plan politique, c'est essentiel », affirme Michel Doucet.

Personne au gouvernement n'était disponible pour commenter la question, mais Jesse Robichaud, du bureau du premier ministre, explique que si l'ombudsman, par exemple, n'est pas bilingue, par contre son bureau doit toujours offrir un service dans les deux langues. Ce n'est pas suffisant, selon Michel Doucet.

Les libéraux soutiennent qu'il faut changer les règles actuelles et exiger que les hauts fonctionnaires nommés par l'Assemblée législative soient bilingues. « Nous avons eu cette discussion-là avec le nouveau chef, Brian Gallant, et pour lui c'est important », souligne Victor Boudreau.

A Ottawa, les députés fédéraux débattent d'un projet de loi pour rendre bilingue les fonctionnaires embauchés par le Parlement, mais à Fredericton la question n'est pas encore inscrite à l'ordre du jour.

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