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Compressions budgétaires : les Commissions scolaires évaluent les impacts

19/04/2013 02:31 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

Au lendemain de l'annonce de nouvelles compressions budgétaires, les Commissions scolaires évaluent de quelle manière elles pourront absorber le manque à gagner de 65 millions de dollars. Cette somme s'ajoute aux réductions prévues dans le budget de l'automne dernier.

Les augmentations de taxes scolaires étaient déjà envisagées dans plusieurs Commissions scolaires notamment aux Commissions scolaires de la Capitale, des Premières Seigneuries, de Portneuf et des Appalaches.

La Commission scolaire des Navigateurs, par exemple, compte utiliser une partie de ses surplus, mais devra néanmoins augmenter les taxes scolaires, précise le président Louis Castonguay. « Admettons qu'il nous manque grosso modo 6 millions, on ne taxera pas pour 6 millions, on va échelonner et on s'attend à ce que l'augmentation ne puisse pas dépasser pour cette année maximum 10 % », fait-il savoir.

À la Commission scolaire des Appalaches, le budget de gestion est passé à moins de 3 millions de dollars, soit une baisse de 1,5 million depuis 2010. Le directeur général, Camil Turmel, mentionne qu'un scénario de fusion est à l'étude. « On travaille au niveau d'une approche en ce qui concerne peut-être une fusion de nos deux polyvalentes à Thetford Mines, tout en maintenant les services dans chacune des polyvalentes, mais une fusion au niveau de la gestion, donc, avec une seule direction. »

Services aux élèves touchés?

La Commission scolaire des Appalaches estime par ailleurs qu'il sera impossible d'épargner les services aux élèves. Ils ont déjà été réduits avec les coupes des dernières années, précise Camil Turmel. « On ajoutait au niveau des plans d'organisation scolaire, primaires et secondaires, un montant de tout près de 200 000 $ dans des services notamment d'éducation spécialisée pour aider nos élèves qui ont plus particulièrement des problématiques comportementales. Donc, on a retiré ça. Veut, veut pas, c'est l'équivalent de quatre ou cinq postes de techniciens en éducation spécialisée », mentionne M. Turmel.

La situation inquiète la Fédération des comités de parents du Québec. Le président Gaston Rioux estime qu'il y aura nécessairement des impacts sur les services aux élèves, comme c'est arrivé lors des réductions budgétaires des dernières années. « C'est dramatique quand on est obligé de couper des programmes pour la persévérance scolaire, on baisse le chauffage dans les écoles, on augmente certains tarifs. Maintenant, on demande parfois des frais d'inscription pour les garderies scolaires, on augmente les distances de marche au niveau du transport scolaire », illustre M. Rioux.

Les budgets des Commissions scolaires doivent être adoptés avant la fin juin.

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