DIVERTISSEMENT

Théâtre du Rideau Vert: un vent de jeunesse pour son 65e anniversaire

18/04/2013 10:27 EDT | Actualisé 18/04/2013 10:28 EDT
www.rideauvert.qc.ca

La saison 2013-2014 marquera le 65e anniversaire du Théâtre du Rideau Vert (TRV), qui s’offrira pour l’occasion une cure de rajeunissement, et proposera à son public une programmation reflétant les valeurs qui lui sont chères où l’art, l’humour et la joie de vivre seront à l’avant-plan. Denise Filiatrault, directrice artistique de l’établissement, a levé le voile, mercredi matin, sur les principaux jalons de l’année à venir en présence d’artistes, de représentants des médias et de fidèles spectateurs.

On avait déjà annoncé, au printemps dernier, que l’établissement du Plateau Mont-Royal bénéficierait d’un investissement de 2 394 158 $ du gouvernement du Québec pour revamper ses locaux de répétition et ses bureaux d’administration, refaire sa façade, acquérir de l’équipement de pointe et changer les fauteuils de la salle de spectacle. Cette subvention ne couvrant que 73% du coût total des métamorphoses exigées par le Rideau Vert, on a lancé mercredi une vaste campagne de financement qui permettra aux habitués de l’endroit de s’inscrire dans l’histoire du lieu mythique. Entre autres, ceux-ci pourront acheter un siège où sera gravé leur nom (on sait déjà que le banc C-18 sera dédié à Madame Lise Champagne, plus vieille abonnée du Théâtre, assidue depuis 50 ans) ou encore contribuer à l’ajout d’un morceau du décor de la pièce Le paradis à la fin de vos jours, de Michel Tremblay. Une création-hommage à cette œuvre-culte sera érigée dans le foyer de la bâtisse de la rue Saint-Denis.

Pour souligner ses 65 ans, le TRV donnera la parole à plusieurs personnalités ayant un jour ou l’autre foulé ses planches, dans des capsules vidéo qui seront projetées avant les représentations et diffusées sur son site web. On présentera aussi une lecture publique du texte Les Innocentes, toute première production à y avoir été montée, en février 1949.

Qui plus est, pour compléter le tournant, le Théâtre se dote d’une nouvelle identité visuelle et d’un logo plus moderne, imaginé par la firme créative Les Évadés. L’image unit dans un seul trait les initiales du Théâtre du Rideau Vert, pour exprimer la stabilité et la constance de l’enseigne.

Une recette éprouvée

En ce qui a trait aux titres qui tiendront le haut de l’affiche, on mise sur des valeurs sûres, tant dans le choix des pièces que dans celui des distributions qui leur donneront vie, preuve que Denise Filiatrault se fie à son instinct lorsque vient le temps de fignoler sa programmation.

«Depuis le temps que je fais ce métier, je crois bien connaître le public et ses coups de cœur», a déclaré la dame. «En ce moment, c’est difficile pour le théâtre. Au Rideau Vert, il y en a pour tous les goûts.»

En ouverture, le metteur en scène Alexandre Marine dirigera son actrice fétiche, Sylvie Drapeau, de même que Paul Ahmarani, Marc Béland, Catherine De Léan, Danny Gilmore, Jean Marchand et quelques autres dans La Cerisaie, de Tchekhov. On y retrouvera la nostalgique Lioubov, déchirée à l’idée de liquider le domaine qui l’a vue grandir en Russie.

En raison d’une très forte demande, Le paradis à la fin de vos jours sera repris à compter du 30 octobre, porté par Rita Lafontaine seule et sous les ordres de Frédéric Blanchette. Nana, personnage phare de l’univers de Michel Tremblay, se remémore du haut de son ciel son existence, avec humour et lucidité.

Avant Noël, le plus gros succès annuel du TRV, Revue et corrigée, sera de retour pour une neuvième édition consécutive. Alain Zouvi prendra le relais de Serge Postigo aux commandes de ce Bye Bye scénique qui mettra en vedette Véronique Claveau, Suzanne Champagne, Martin Héroux, Benoît Paquette, Marc St-Martin et France Parent.

Mélanie Maynard et son ami de longue date, Jonathan Racine, ont imaginé ensemble La grande sortie, chronique familiale dans laquelle une femme mourante revisite son passé en compagnie de ses enfants. Suzanne Garceau, Sonia Vachon, Sébastien Gauthier et Mélanie St-Laurent se donneront la réplique du 28 janvier au 22 février.

Serge Denoncourt revient au TRV après une absence de près de 10 ans pour y matérialiser Rouge, histoire de John Logan confrontant deux artistes-peintres d’âges et d’aspirations différentes. Germain Houde et Mikhaïl Ahooja prêteront corps à ce huis clos.

Une dernière production, orchestrée par Denise Filiatrault et dont les détails seront dévoilés à l’automne, fermera la marche.

D’ici là, pour en savoir plus sur les activités du Théâtre du Rideau Vert et pour s’abonner, consultez le www.rideauvert.qc.ca.