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Le maire Labeaume condamné à s'entendre avec les syndicats, croit l'opposition

18/04/2013 08:29 EDT | Actualisé 18/06/2013 05:12 EDT

L'opposition à la Ville de Québec conclut que le rapport D'Amours ne donne plus le choix au maire de Québec; Régis Labeaume devra apprendre à négocier avec les syndicats de la ville.

Le rapport du comité d'experts présidé par Alban D'Amours déposé mercredi propose notamment de protéger les régimes de retraite à prestations déterminées, mais recommande qu'ils soient restructurés. Il donne cinq ans aux villes et aux syndicats pour s'entendre. Les experts insistent sur un point : cette entente passe par la négociation.

Le conseiller Yvon Bussières constate que cette recommandation va dans le sens contraire des demandes du maire Labeaume qui souhaitait octroyer plus de pouvoirs aux Villes pour renflouer rapidement le déficit des caisses de retraite. « Le mot clé du rapport: négocier dans le respect. On ne vous donne pas des pouvoirs pour écraser les syndicats et imposer votre idée. C'est une entente de gré à gré », a retenu Yvon Bussières.

De son côté, Anne Guérette croit que le maire n'aura pas le choix de réviser sa position au sujet des régimes de retraite. La chef de Démocratie Québec va même jusqu'à dire que Québec aurait tout intérêt à retourner dans le giron de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) pour éviter de faire cavalier seul.

« De travailler en concertation avec l'ensemble des municipalités sur des enjeux communs pour moi c'est fondamental. Le parti Démocratie Québec va militer dans ce sens-là », a -t-elle promis.

Rappelons que la Ville de Québec n'est plus membre de l'UMQ depuis l'automne 2010 en raison de différends opposant le maire Labeaume et les dirigeants de l'organisme.

Le maire Régis Labeaume a déjà fait savoir qu'il réservait ses commentaires sur le rapport D'Amours pour la semaine prochaine.

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